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La majorité a présenté les comptes pour l'année 2017

Lentement mais sûrement, Braine-le-Comte remonte la pente après que ses finances ont plongé dans le rouge en 2015. La majorité a présenté ses comptes pour l'année 2017. Elle dégage un boni de 400.000 euros pour l'exercice propre, pour un résultat global de 1,6 million d'euros.

Mais il a fallu composer avec une baisse des recettes fédérales de près d'un million. "Les recettes de l'IPP étaient trop bonnes en 2016", tempère le bourgmestre Maxime Daye. "Ça a beaucoup fluctué ces dernières années. C'est d'ailleurs ce yo-yo de l'IPP, combiné à une dette d'investissements trop importante, qui nous a mis sous tutelle finalement. Il y a donc un rééquilibrage de l'IPP pour 2017 avec un chiffre qui tourne autour de 7 millions d'euros."

Au rayon des rentrées, la majorité peut compter sur la taxe égouts qui a tant fait grincer des dents. Elle fait rentrer près de 550.000 euros. Par ailleurs, les documents administratifs rapportent plus, fruit d'une augmentation des tarifs et d'une ruée vers les permis de conduire. En 2017, beaucoup pensaient qu'il fallait les renouveler pour aller en France.

On remarquera surtout que la dette s'est largement dégonflée. "Nous enregistrons une diminution de 6 millions d'euros en quatre ans", poursuit Maxime Daye. "La raison est simple, nous ne créons plus de dette. C'est comme quand on continue à rouler avec une voiture que l'on a payée au bout de cinq ans. Nous avons des emprunts qui sont arrivés à terme, et nous n'en avons pas contracté de nouveaux. Nos investissements ont par ailleurs reposé davantage sur les subsides et nos réserves."

Le bourgmestre se félicite du boni obtenu à l'exercice propre, mais il nuance. "C'est le signe d'un budget-vérité à travers lequel nous n'avions pas grossi les recettes tout en maîtrisant les dépenses", explique Maxime Daye. "Mais il ne faut pas se leurrer. Ce boni, on le doit aussi au prêt du CRAC et aux Brainois qui ont contribué avec une augmentation des taxes. Il faudra rester vigilant pour contrôler l'augmentation des dépenses tout en continuant à réaliser des économies substantielles. Alléger le poids de la fiscalité sera aussi un objectif, sans non plus promettre monts et merveilles. Car si nous voulons continuer à investir dans des projets dont les citoyens sont demandeurs, il faut de l'argent."