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Le premier a savouré le doublé d’Eden, le second a abandonné son sifflet pour servir au bar.

Le Hazard Village de Braine-le-Comte était particulièrement chaud. Grâce aux deux buts d’Eden Hazard, l’enfant prodigue de Braine, les supporters ont mis le feu au parking du centre sportif du champ de lune. Parmi la masse de fans des Diables Rouges se trouvaient deux figures bien connues de la scène footballistique belge : l’arbitre Sébastien Delferière et Thierry Hazard. Nous avons passé la rencontre à leurs côtés.

C’est le visage fermé que Thierry Hazard s’est installé dans un coin de l’espace VIP du Hazard Village. Il n’a toutefois fallu que quelques minutes avant que le papa d’Eden et de Thorgan ne se libère. Un penalty du premier cité faisait exploser tout le public. Mais Thierry restait toutefois très concentré. « Personne n’aurait parié un tel résultat face à la Tunisie donc c’est toujours un peu stressant pendant les matchs surtout que je suis souvent sceptique », sourit-il.

Une heure plus tard, Eden s’offrait un doublé pour enfoncer la Tunisie. « L’important, c’est que la Belgique gagne mais c’est vrai que le fait qu’Eden marque par deux fois était le scénario rêvé pour le Hazard Village. Il y a un vrai engouement autour de ces matchs organisés ici. Je parle au nom d’Eden et de Thorgan : je crois que ça leur fera vraiment plaisir de savoir qu’il y a autant d’envie de suivre les Diables Rouges à Braine-le-Comte. »

À vingt minutes du terme, Thierry Hazard pouvait enfin décompresser et savourer. Il sabrait même le champagne avant d’aller se défouler en donner un coup de main au bar. À ses côtés se trouvait Sébastien Delferière, l’un des meilleurs arbitres du Royaume. Le Brainois prenait plaisir comme un anonyme en servant les supporters. « Lorsque j’étais étudiant, j’avais l’habitude de servir en soirée donc ce n’était pas un souci pour moi. Ça m’a rappelé ma jeunesse (rires) », se marre l’arbitre de Pro League.

C’est par contre la première fois que Sébastien Delferière s’adonnait à la tâche au Hazard Village. Et pour cause, il est récemment devenu président du Stade Brainois, co-organisateur. « Dès qu’il y a une organisation du club, j’essaye d’y contribuer, peu importe la manière. Lundi, je m’occupais de la réception des VIP, ce samedi j’étais derrière le bar et peut-être que jeudi je nettoierais les toilettes. Le plus important est que l’organisation tourne. »