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Il faudra cependant patienter jusqu'en 2019 au moins

La Cité des Loups et plus particulièrement le parc Gilson, récemment réaménagé, verront-ils revenir sur leur territoire la fontaine du sculpteur Pol Bury ? Après de longues tergiversations, la réponse est oui. La ministre de la culture, Alda Greoli (cdH), a semble-t-il été convaincue par les arguments avancés par les autorités communales en matière d’accueil, d’entretien et de sécurisation de l’œuvre.

Ce n’était pourtant pas gagné puisque la ministre avait conditionné le retour de la fontaine à sa rénovation et à davantage de sécurité sur le site même. Il n’en avait pas fallu davantage pour que les autorités communales et provinciales montent au créneau et réclament une marche arrière pure et simple d’Alda Greoli.

Aujourd’hui, les Loups peuvent souffler : les négociations entre la ville et la Fédération Wallonie-Bruxelles ont abouti à un accord. Concrètement, la ministre a accepté de prendre en charge la moitié des réparations indispensables sur l’œuvre, soit un montant de 50.000 euros sur les 100.000 euros que la ville proposait d’assumer seule.

« Nous sommes évidemment soulagés même si nous aurions souhaité que ce dénouement heureux intervienne plus tôt. Juridiquement, nous devons encore mettre tout cela par écrit et patienter au moins jusqu’au 2019 », confirme Danièle Staquet (PS), échevine en charge du patrimoine classé. « La fontaine est propriété de la Fédération, c’était donc à elle d’assumer financièrement les frais. Mais un compromis a pu être dégagé, c’est le principal. »

Dans le courant de cette année, la ville prendra en charge les premiers entretiens. En 2019, la Fédération prendra le relais et assumera les travaux sur le mécanisme de l’œuvre pour un retour sur le territoire louviérois dans la foulée. « Deux grilles et des caméras de surveillance doivent permettre la sécurisation du site en plus des contrôles de police réguliers, organisés d’une part autour de l’œuvre et pour éviter le sentiment d’insécurité chez les visiteurs d’autre part. »

Les Humanistes, dans l’opposition à La Louvière, ont quant à eux souligné « la bonne volonté de toutes les parties et le partenariat constructif au bénéfice de la ville » qui ont permis de boucler un dossier pour le moins polémique.