Centre Le candidat au poste de directeur général se dit serein et confiant

Depuis le premier janvier 2016, le poste de directeur général du CPAS de La Louvière est vacant. Pourtant, un candidat, Bernard Antoine, a réussi tous les examens lui permettant de prétendre à la fonction. Aujourd’hui, ce dernier attend que ses deux recours, l’un auprès du Conseil d’État, l’autre auprès du gouverneur de la Province de Hainaut, aboutissent.

Rétroacte : en mars 2015, plusieurs candidatures étaient déposées dans le cadre d’une procédure de recrutement. Quelques mois plus tard, cinq candidats présentaient les épreuves. Seul Bernard Antoine les réussissait haut la main. En octobre, le CPAS décidait d’annuler ceux-ci.

Fin 2016, un premier recours était introduit auprès du gouverneur, faisant annuler la décision du CPAS de ne pas tenir compte de ces premiers examens. Le CPAS réorganisait dans la foulée un nouvel examen oral pour les candidats : examen à nouveau réussi par Bernard Antoine.

Malgré des compétences qui semblent indéniables, la candidature de ce dernier a été versée dans une réserve de recrutement… tandis qu’une nouvelle procédure de recrutement en interne a été relancée. "C’est tout simplement ahurissant. Rien ne justifie cette façon de faire, si ce n’est que mon client n’a peut-être pas la bonne couleur politique ", commente Me Boutembourg, avocat de Bernard Antoine.

"Mon client est serein et confiant. Le rapport de l’auditeur a déjà été notifié à la Ville, qui a déposé son dernier mémoire au Conseil d’État. Si je suis bien informé, et je pense que c’est le cas, celui-ci conclut à l’annulation des décisions du CPAS. Ce rapport me sera notifié prochainement. En septembre, je pense que le dossier sera bouclé."

Le recours auprès du gouverneur court quant à lui jusqu’au 14 juin prochain. Si le Conseil d’État annule les décisions prises jusqu’à présent par le CPAS, celui-ci n’aura cependant plus vraiment de raison d’être. "L’annulation qui pourrait être prononcée par le Conseil d’État rendrait illégal le fait d’ouvrir la procédure aux membres du CPAS et de la commune." Hier, nous avons tenté de contacter la présidente du CPAS, Colette Burgeon, mais elle n’a pas donné suite à nos appels.