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Selon les gestionnaires de la page Facebook concernée, il s'agissait d'un trait d'humour

Certains traits d’humour passent mieux que d’autres. C’est la leçon que devront retenir les gestionnaires d’une page Facebook liée à l’actualité de l’Institut Provincial de Nursing du Centre (IPNC). Ce lundi, une publication postée la veille a en effet suscité une polémique à laquelle ils ne s’attendaient probablement pas.

“Vous avez fini tous vos devoirs et vous ne savez pas quoi faire ce dimanche ? Sautez dans le train pour Bruxelles et sortez prendre un bol d’air et de culture aux Serres Royales de Laeken, qui ont rouvert ce week-end”, peut-on lire. Jusque-là, rien de polémique, le conseil semble même judicieux. Mais les choses se gâtent au moment d’évoquer les tarifs en vigueur. “C’est gratuit pour les moins de 18 ans et c’est 2,50€ pour les vieux débris.”

Le ton est donné et le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’il passe plutôt mal. “Vieux débris. Voilà comment une école de La Louvière, le nursing, traite les personnes âgées sur Facebook. Une école où l’on forme des éducateurs, infirmiers, qui utilise ces termes pour parler de personnes âgées, c’est un scandale”, s’indigne Jeanne, une internaute qui a pris la peine de nous contacter.

Du côté de la Direction Régionale des Enseignements du Centre, l’indignation est également au rendez-vous. “Nous ne pouvons qu’être choqués par le mode de communication et les expressions employés sur cette page Facebook”, admettait Georges Chavagne ce lundi après-midi. “Je viens de demander à ce que ce type de commentaire soit enlevé de la page. Il est inadmissible de tenir de tels propos.”

Explications demandées, il s’avère que les gestionnaires ont souhaité faire un trait d’humour. “J’ose espérer qu’il s’agit d’une maladresse totale de leur part. L’humour de ce type ne peut être compris par tous, encore moins lorsqu’il s’agit d’une communication externe où il n’est pas possible de chercher plus d’explications. Le pouvoir organisateur présente de ce fait ses excuses à toutes les personnes qui auraient pris connaissance de cette publication et qui ont pu en être choquées, à juste titre.” Reste à espérer que la réflexion soit de mise à l’avenir avant de saisir le clavier.