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Les tracés délimitent différentes zones d'activités et doivent favoriser les interactions entre élèves

Ce lundi matin, après deux mois de congé et de repos, les enfants ont repris le chemin de l’école et retrouvé leurs camarades dans la cour de récréation. Une cour qui a quelque peu changé de visage dans la petite école de Baume, à La Louvière. En effet, différents tracés de couleur ont fait leur apparition au sol.

L’école communale s’inscrit dans un projet mené par la ville en partenariat avec l’Université de Mons et Amo Transit, visant à favoriser les interactions et la coopération des petites têtes blondes entre elles. Concrètement, les tracés de couleur définissent des zones d’activités telles que le jeu ou les discussions et doivent ainsi permettre à chacun de trouver sa place.

« Ces aménagements ont été pensés avec l’équipe éducative en fonction des besoins et attentes des enfants. Ils se basent sur les travaux développés par le professeur Humbeeck, de l’Université de Mons, et pourraient aboutir à la mise sur pied d’un conseil de participation des enfants pour que ceux-ci soient davantage associés à la vie de leur école », explique Michel Di Mattia (PS), échevin de l’enseignement.

Selon les études menées par le professeur, la création de ces espaces spécifiques pourrait jouer un rôle dans la diminution de la violence ou du harcèlement dans les cours de récréation. « Ils doivent favoriser les interactions, la cohésion et permettre l’épanouissement de chacun, peu importe les tranches d’âge. Trop souvent encore, les écoles font appel aux intelligences rationnelles ou visuelles et délaissent les intelligences relationnelles, socio-intuitives ou socio-affectives alors qu’elles sont indispensables. Ces aires d’activités doivent permettre de les renforcer. »

Quelque 2500 euros ont été déboursés pour mener à bien ce projet (la peinture résiste aux intempéries belges, ouf !), qui pourrait bien faire des petits. « Je ne peux préjuger de ce que mes successeurs souhaiteront faire mais ce serait un non-sens selon moi de ne pas poursuivre l’aventure dans les autres écoles de l’entité si l’expérience se révèle positive », ajoute encore l’échevin.

Notons encore que l’école de Baume a aussi profité de l’installation de nouveaux châssis pour plus de 100.000 euros et qu’un nouveau préau avait été installé il y a quelques mois.