Centre Booster le tourisme ? La Ville veut jouer les coordinateurs entre les acteurs concernés

C’était en mars. À l’occasion du cinquantième anniversaire du Plan incliné de Ronquières, le bourgmestre Maxime Daye et l’échevine du Tourisme Bénédicte Thibaut lançaient un vibrant appel. L’objectif ? Convaincre la Région wallonne d’investir sur ce site hors-norme pour ramener les touristes que le Plan incliné mérite.

De premiers retours positifs ont encouragé les Brainois qui s’apprêtent à passer à la vitesse supérieure. "Il y a un plan d’investissements en route pour mener des travaux d’envergure", souligne Maxime Daye. "Certes, les investissements avaient été annoncés avant notre appel. Mais ça s’est concrétisé avec le lancement des travaux. Parfois, on en reste aux effets d’annonce."

Le chantier est parti pour durer à Ronquières. À terme, les infrastructures seront réhabilitées et les équipements rénovés. Quand le Plan incliné aura fait peau neuve, il aura des atouts supplémentaires pour attirer les touristes. Ces derniers semblent bouder le site depuis quelques années. Ils étaient 15.000 en 2017 contre le double il y a dix ans.

Le bourgmestre reste pourtant convaincu de l’attractivité du site. "Il est bien situé, il y a des espaces et du parking. Et les gens savent comment y venir, on l’a encore vu lors du Ronquières Festival ", rappelle Maxime Daye. "Cette année encore, on pouvait voir des artistes comme Lilly Allen et Nada Surf très impressionnés et publier des photos du site sur Twitter."

Maxime Daye en est convaincu, le Plan incliné mérite mieux. Mais pour que la mayonnaise touristique prenne, il va falloir s’attaquer à la lasagne institutionnelle.

"À côté des travaux, la dynamisation touristique est notre grand défi. Mais c’est le mal de la Belgique, trop d’opérateurs s’occupent du tourisme. Pas étonnant qu’on parle parfois de réfédéraliser certaines compétences ou de supprimer les provinces", pointe le Brainois. "Dans notre cas, nous devons négocier avec la Région wallonne ainsi que la Province du Hainaut qui comporte également en son sein une ASBL dédiée aux plans d’eau. Chacun voudrait bouger, mais difficile de se lancer seul sans savoir si les autres vont suivre. Nous avons donc proposé de jouer les coordinateurs entre les différents opérateurs. Une réunion est prévue à la rentrée avec tous les acteurs concernés."