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Sa maman est portée disparue depuis le mercredi 6 juin.

Presque deux semaines se sont écoulées depuis que Maria Turco a quitté la maison de repos "Résidence les Jardins d'Astrid" située à Maurage. Malgré les grands moyens déployés par la police, cette dame âgée de 79 ans reste volatilisée. Chaque jour qui passe accroît encore davantage l’inquiétude qui ronge sa famille et ses proches.

Son fils, Antonio Provenza, est complètement abattu. « Je suis en arrêt maladie et je dois prendre des médicaments à cause de ça », témoigne-t-il. « Je n’arrive pas à dormir. J’en fais chaque nuit des cauchemars. Alors lorsque je ne dors pas, je me lève et je prends ma voiture en pleine nuit pour la chercher. On peut tout s’imaginer. Elle est partie sans nourriture, sans carte d’identité, sans rien… »

Un tas de questions résonnent sans cesse dans sa tête à chaque instant de la journée et de la nuit. « Je me demande où est-elle, ce qui lui est arrivé et comment a-t-elle pu s’échapper du home. Comment une personne de 79 ans peut-elle disparaître comme ça ? »

Ne pas savoir, c’est ce qui est sans doute le plus difficile à digérer pour la famille de Maria. « Elle est peut-être décédée mais il n’y a pas de décès tant qu’on n’a pas retrouvé de corps », poursuit Antonio. « Donc on ne sait pas faire le deuil. Malgré tout, j’essaye de garder espoir. J’espère qu’elle ait pris le train vers l’Allemagne ou la France par exemple. »

Des recherches, via le réseau de caméras de surveillance d’Infrabel, sont d’ailleurs actuellement en cours. « J’ai fait appel à un avocat car je me porte partie civile contre la maison de repos », explique-t-il. « Et nous avons demandé à Infrabel d’inspecter les images. »

Antonio n’a pas hésité à attaquer la maison de repos en justice. « Ils auraient dû être plus vigilants. Ma maman était là depuis deux jours à peine. Or, les personnes âgées ne se plaisent jamais au début. En plus de ça, elle souffre de la maladie d’Alzheimer donc le home aurait dû faire plus attention. Il paraît même que le directeur avait déjà dû la raccompagner deux fois dans sa chambre. En sachant cela, ils auraient dû réagir. »

Comme Antonio, ses neveux et cousins poursuivent malgré tout leurs recherches, sans relâche. « Nous sommes d’origine italienne, nous sommes une famille très soudée. »