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Ils ont dû effectuer 33 interventions en quelques heures

Les orages ont frappé le Hainaut mardi soir, et ils étaient particulièrement violents à Binche. Les pompiers ont reçu leur premier appel peu avant 18 heures, le dernier aux alentours de 23 h 30. Durant ces quelques heures, les hommes du feu ont dû mener 33 interventions au total.

Pour la moitié des cas, les pompiers de Binche étaient confrontés à des voiries inondées, avec ou sans coulées de boue. Point sensible de la Cité des Remparts, le faubourg Saint-Paul a vu des rues bloquées. Au Conservatoire Marcel Quinet, les élèves présents se sont même retrouvés pris au piège, coincés par 50 centimètres d'eau devant le bâtiment. Impossible pour leurs parents de venir les chercher. Les pompiers sont donc intervenus pour évacuer une vingtaine de personnes, à bras ou sur le dos.

À Péronnes, l'eau s'est infiltrée par le toit d'une habitation. Un officier de la caserne binchoise s'est rendu sur place et a pris la décision de faire évacuer la famille qui logeait dans la maison : le plafond menaçait de s'effondrer.

Le responsable des pompiers de Binche qui gérait les opérations hier soir revient pour nous sur cette folle soirée. "Quand tout afflue en même temps, on se retrouve débordé. Les moyens ne correspondent plus aux besoins, et on ne sait rien y faire", nous confie ce pompier binchois. "Je me suis déjà retrouvé dans des situations de gros orages où l'adjudant nous ordonnait de ne pas sortir, car ça ne servait à rien. Les caves se retrouvent inondées parce que les avaloirs ne sont plus capables d'évacuer les fortes quantités d'eau. Aller pomper dans une cave pour renvoyer l'eau vers des avaloirs saturés, ça ne sert donc à rien. Il faut attendre que ça se calme avant d'intervenir."

Mardi soir, les pompiers de Binche ont géré au mieux la situation. "Nous étions débordés d'appels", poursuit l'officier. "Nous avons réparti quatre équipes de deux pour intervenir sur les cas les plus urgents. Puis, quand la pluie s'est calmée, nos moyens ont commencé à rattraper les besoins."

Mardi soir, le bourgmestre Laurent Devin avait convoqué les différents acteurs du Plan d'urgence pour suivre la situation de près. Binche n'a pas essuyé d'intempéries aussi catastrophiques qu'en 2016. Mais les orages de mardi ont tout de même provoqué quelques dégâts. Mercredi matin, le service des Travaux était encore occupé à nettoyer des voiries.