Centre Aurélie a fait vivre l’enfer à ses voisins de la cité Nazareth

Une jeune femme qui comparait devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour une dizaine de préventions, c’est plutôt rare. Et si Aurélie fait figure d’exception, c’est sans doute parce que l’alcool l’a véritablement rendue enragée.

En juin 2016, alors qu’elle était sous l’influence de la vodka, elle s’en était prise au gamin de ses voisines de la cité Nazareth à Manage, le menaçant de "buter ses parents". Ajoutant le geste à la parole, elle s’en était prise à celles-ci, leur portant de nombreux coups. Son compagnon de l’époque a lui aussi fait les frais de ses crises de colère. Et quand la police est arrivée, Aurélie n’a pas hésité à mordre l’un des inspecteurs. Et quand ce n’est pas elle qui montre les crocs, la jeune femme ordonne à ses chiens de le faire.

Le fiston des voisines, qu’elle venait de croiser, a bien failli être mordu et Aurélie lui a fait comprendre qu’elle ne l’appréciait pas en exhibant un couteau et en le passant sur sa gorge. À ce charmant tableau, il fallait encore ajouter une scène de rébellion survenue en juin 2017. Les policiers qui sont intervenus pour calmer Aurélie ont dû faire face à ses insultes, mais également à ses molosses qu’elle a lancés sur eux.

Privée de liberté , elle a encore fait de l’esclandre au point d’uriner dans sa cellule. Quelques jours plus tard, elle crêpait le chignon de ses voisines, avant d’ordonner une fois de plus à ses chiens d’attaquer des enfants, en septembre 2017. "Elle a fait vivre un enfer à son voisinage et l’alcool n’y est pas étranger. Pour la rappeler à l’ordre, je requiers 18 mois de prison avec un sursis probatoire", a lancé le substitut Lafosse.

Aurélie, elle, a trouvé des excuses à chacune des préventions : ses voisines l’ont agressée, les policiers l’ont frappée et son compagnon l’avait violée. "Tout ça, c’est du passé", la défend Me Charlier. "Aujourd’hui, elle a déménagé et réglé son problème d’alcool. À Manage, elle était devenue le vilain petit canard de la cité." Au terme de sa plaidoirie, l’avocat a sollicité la suspension du prononcé.