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L’enquête policière se poursuit mais piétine.

Les jours avancent et rien ne change. Maria Turco est toujours volatilisée dans la nature. Plus de trois semaines se sont écoulées depuis cette fameuse après-midi du 6 juin, lorsque cette dame de 79 ans a quitté la maison de repos “Résidence les Jardins d’Astrid” située à Maurage.

Battues à pied, fouilles des images de caméras de surveillance, recherches par hélicoptère, par plongeurs dans le canal ou chiens renifleurs. Rien n’y fait. Maria est introuvable. “L’enquête et les devoirs judiciaires se poursuivent”, précise toutefois la police de La Louvière. “Nous effectuons encore des vérifications d’image de vidéo surveillance, notamment sur le réseau ferroviaire. Mais il n’y a pas de piste privilégiée par rapport à une autre pour le moment.”

Les enquêteurs doivent analyser les images des près de 7.000 caméras que compte le réseau Infrabel. Toutes les vidéos de la région de La Louvière ont déjà été passées au peigne fin. Sans succès. Les recherches ont même été étendues à l’étranger dans le cadre du SIS (Système d’information Schengen).

Antonio Provenza, le fils de Maria, continue aussi à se battre avec l’aide de toute sa famille. “Je fais encore des rondes en soirée lorsque je ne dors pas”, nous glisse-t-il, complètement abattu. “Je n’arrive toujours pas à comprendre comment une personne de 79 ans peut-elle disparaître de la sorte… On retrouve plus facilement un terroriste qu’une dame de cet âge qui souffre de la maladie d’Alzheimer…”