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Près de trois mois se sont écoulés depuis sa disparition.

« C’est comme si elle s’était volatilisée. On espère qu’elle soit encore en vie mais on ne sait rien faire. Nous sommes coincés. » Ces mots, ce sont ceux d’Antonio Provenza, le fils de Maria Turco, disparue depuis le 6 juin 2018. Ce jour-là, cette dame âgée de 79 ans et souffrant de la maladie d’Alzheimer quittait la maison de repos “Résidence les Jardins d’Astrid” située à Maurage.

Depuis lors, toutes les procédures de recherche et toutes les fouilles possibles ont été réalisées par les enquêteurs mais Maria reste introuvable. « Rien, aucun indice, aucune nouveauté. C’est comme si elle s’était volatilisée complètement », regrette son fils.

Le 6 septembre, cela fera trois mois que Maria Turco a quitté sa maison de repos. Une date symbolique mais aussi importante juridiquement. La famille de Maria pourra, si elle le souhaite, faire une demande de présomption d’absence. Le juge de paix peut alors désigner un administrateur judiciaire pour gérer les biens de la personne disparue.

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Selon le code civil, le tribunal de première instance peut en effet établir ce que l'on appelle une présomption d'absence « lorsqu'une personne n'est plus apparue dans son lieu de résidence pendant plus de trois mois ou lorsqu'on n'a plus eu de nouvelles de cette personne pendant au moins trois mois et qu’il en découle une incertitude quant à sa vie ou sa mort. »

Si l’on reste sans nouvelle de Maria Turco, sa famille devra toutefois encore patienter pour qu’elle soit officiellement déclarée (et non présumée) absente et donc décédée. Cinq années doivent être écoulées à partir du jugement de présomption d’absence. « Cette décision est transcrite dans les registres de l'état civil et comporte, à partir de cette date, les mêmes conséquences qu'un décès », prévoit le code civil.

Dans l’incertitude la plus totale, Antonio Provenza et sa famille ne peuvent donc qu’attendre. Notamment pour attaquer la maison de repos pour homicide involontaire. « La démarche est prête auprès de mon avocat », assure le fils de Maria. « Il y aura une plainte pour homicide par imprudence. Mais pour le moment, on ne peut pas encore dire qu’il y ait homicide car il n’y a pas de corps. »

La famille de Maria garde tout de même toujours une lueur d'espoir de retrouver leur maman, mamie ou tante encore en vie.