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Disparue le 6 juin dernier, Maria Turco est toujours introuvable.

Deux mois. Cela fait presque deux mois que la famille et les proches sont sans nouvelle de Maria Turco. Le mercredi 6 juin, cette dame âgée de 79 ans, souffrant de la maladie d’Alzheimer, avait quitté la maison de repos “Résidence les Jardins d’Astrid” située à Maurage. Ce jour-là, Maria s’est littéralement volatilisée.

Sa famille, qui réside dans la région de La Louvière, garde une petite lueur d’espoir de la retrouver vivante. Mais elle est également prête à découvrir le pire. Dans cette éventualité, le fils de Maria traînera la maison de repos devant la justice. « J’ai mis mon avocat sur le dossier », affirme Antonio Provenza.

Antonio et sa famille attaqueront la résidence pour homicide involontaire. « J’envisage tout d’abord de porter plainte contre le home pour négligence et ensuite pour homicide. Pour le moment, il n’y a pas encore d’homicide car nous gardons espoir de la retrouver vivante. Mais s’il s’avère qu’elle est décédée, nous attaquerons la maison de repos en justice. »

En attendant, les recherches, via la cellule disparition de la police fédérale, sont toujours actives mais restent désespérément au point mort. Fouilles des images de caméras de surveillance du réseau Infrabel, recherches par hélicoptère avec capteur thermique, plongées dans le canal du Centre ou recherches via des chiens renifleurs. Rien n’y fait. Maria est introuvable.

Même l’avis de recherche lancé à l’échelle européenne reste sans succès. Pas la moindre piste n’est ressortie. « Des gens ont cru l’avoir vu et ont prévenu la police grâce aux avis de recherche, mais ce n’était en réalité pas ma maman », regrette Antonio. « A chaque fois qu’un témoignage tombe, nous avons une lueur d’espoir mais ça s’éteint vite. On retrouve vite des terroristes mais pas des personnes perdues… »