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Un projet de rond-point existerait déjà. Jacques Gobert souhaite le remettre sur la table

C’est un dramatique accident qui s’est produit samedi soir, au carrefour entre la N55 et la rue de la Tondrée à Trivières. Mélanie Spaterie, 37 ans et maman de deux enfants, a perdu la vie au volant de sa Skoda. Malgré l’intervention des secours, il était déjà trop tard. La malheureuse victime a été désincarcérée mais est décédée sur les lieux de l’accident.

Son véhicule a été percuté par un camion qui, selon quelques témoignages, n’aurait rien pu faire pour éviter la collision. Le véhicule de Mélanie Spaterie a été violemment projeté et s’est retrouvé à la verticale, appuyé contre un poteau de signalisation. Le conducteur du poids lourd s’en sort sans blessures graves. Mais en état de choc, il a dû être pris en charge par les secours.

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Les circonstances du drame restent pour l’heure assez floues. Un feu rouge brûlé par la conductrice est évoqué par certains mais à cette heure, aucune communication officielle n’est venue confirmer cette hypothèse. Dans tous les cas, le débat est relancé sur la dangerosité des lieux. De nombreux accidents s’y sont en effet déjà produits.

Une pétition a d’ailleurs été lancée ce week-end pour réclamer une modification des aménagements. « Il s’agit d’une route régionale, elle est donc gérée par le Service Public de Wallonie. Nous y avons connu plusieurs accidents graves, parfois mortels. Le SPW a déjà modifié quelque peu la configuration des feux rouges mais ce carrefour reste effectivement très dangereux », confirme le bourgmestre de La Louvière, Jacques Gobert (PS).

Interpellé, ce dernier promet d’intervenir auprès du SPW. « Un projet de rond-point a déjà été imaginé et c’est quelque chose que nous réclamons également depuis plusieurs années. Je vais adresser un nouveau courrier au ministre Di Antonio, compétent en la matière, pour réclamer l’activation de ce projet. »

Si le bourgmestre ne tire aucune conclusion sur les circonstances de l’accident de ce samedi soir, il explique que la vitesse est souvent en cause. « J’ai déjà vu des automobilistes accélérer dans la ligne droite pour passer au feu alors que celui-ci était orange, par exemple… » Le maïeur tente de son côté d’objectiver la dangerosité du carrefour en obtenant des chiffres officiels mais ceux-ci ne sont, pour l’heure, pas encore en sa possession.