Centre L’agent de sécurité avait été froidement abattu le 19 janvier dernier à Fayt-lez-Manage.

Quatre mois et demi après cette fameuse nuit du 18 au 19 janvier à Fayt-lez-Manage, deux tueurs courent toujours dans la nature. Et ce, malgré une enquête intensive menée par la police judiciaire de Charleroi (PJF) et deux appels à témoins successifs.

Le dernier est en date du 7 avril. Les enquêteurs publiaient une description précise du véhicule en espérant récolter des témoignages. « La camionnette Mercedes Vito de couleur noire volée le 19 décembre 2017 rue de la Croyère à Perulwez a été retrouvé le mercredi 7 février 2018 à proximité du pont de Besonrieux (canal du Centre). La plaque d’immatriculation apposée sur la camionnette a été volée à La Louvière le 22 décembre 2017. »

Deux mois plus tard, cette recherche de témoignage n’a pas encore porté ses fruits. « L’appel à témoins n’a rien donné de direct. Il n’y a en tout cas pas eu d’arrestation ou d’inculpation », précise Daniel Marlière, premier substitut du Procureur du Roi de Charleroi. « Mais des investigations sont en cours mais nous ne pouvons évidemment pas communiquer. Il y a aussi des devoirs d’enquête à encore effectuer. L’enquête est donc toujours active. »

Dans la nuit du 18 au 19 janvier dernier, Khalid Lemfadak, un agent de gardiennage français âgé de 37 ans, avait été froidement abattu alors qu’il était de service lors d’une soirée à Fayt-lez-Manage. Deux assaillants, cagoulés et armés de fusils de chasse, avaient déboulé en camionnette sur le parking de la salle de fête avant de tirer sur Khalid. Touché à trois reprises, l’homme était décédé sur le coup. Son collègue avait quant à lui été blessé à la hanche.

Après l’assassinat de Khalid, les deux tireurs avaient pris la fuite à bord de leur camionnette noire. La police judiciaire de Charleroi s’était chargée du dossier tandis qu’une instruction avait été ouverte chez la juge Martine Michel, bien connue pour son travail dans les tueries du Brabant.

Jusqu’à présent, les deux assaillants n’ont toujours pas été retrouvés, à l’inverse de leur camionnette. Une chose est néanmoins certaine, Khalid était l’unique cible des assaillants qui avaient choisi d’épargner son collègue. Pour quel mobile ? L’enquête ne l’a pas encore déterminé.

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