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Frédéric Sacré, porte-parole d'Infrabel, s'exprime sur le contexte du déraillement et les perturbations engendrées


Que savez-vous exactement du contexte de l'accident ?

C'est un train à vide qui circulait entre Braine et Mons. Il devait reprendre son service dans l'après-midi. Le train empruntait une voie d'évitement. A cet endroit-là, il y a quatre voies. Deux principales, et deux voies d'évitement de chaque côté. Ces voies peuvent servir à parquer des trains pour permettre un dépassement. On doit de temps en temps faire passer des trains sur ces voies d'évitement, car si la voie n'est pas parcourue pendant 48 heures, nous devons déclencher un processus pour dérouiller la voie. Emprunter une voie d'évitement est donc une procédure assez courante. On indique au conducteur qu'il va devoir emprunter cette voie, on adapte la signalisation, le conducteur réduit sa vitesse, emprunte la voie d'évitement avant de revenir sur la voie principale. Ça nous permet aussi de vérifier que la voie est toujours opérationnelle. C'est lors de cette manœuvre que le train a déraillé vers 10h35.


Les dégâts sont importants ?

Oui, un portique a été arraché et a pesé de tout son poids sur la caténaire des quatre voies. Les perturbations devraient donc durer plusieurs jours. Des systèmes de navettes ont déjà été mis en place pour assurer la liaison entre Soignies et Jurbise. La SNCB pourrait aussi détourner les trains.


Quand devraient tomber les conclusions de l'enquête ?

Dans ce genre de cas, il y a deux ou trois enquêtes distinctes. La première est menée en interne par Infrabel et la SNCB. Une autre enquête est menée par le SPF Mobilité. Parfois, le Parquet peut aussi lancer sa propre enquête. Ce n'est pas le cas pour le moment. Les délais des conclusions sont très variables. Dans les prochains jours, nous aurons fait la lumière sur les circonstances de l'accident. Mais nous attendrons les résultats de l'enquête du SPF pour faire des commentaires.