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Des riverains sont opposés au projet. Mais le collège communal ne ferme pas la porte...

C'est une ancienne ferme de la campagne de Braine-le-Comte, reprise dans l'inventaire du Patrimoine Monumental de Belgique. L'activité agricole s'y est éteinte depuis un moment. Mais un promoteur souhaiterait investir les lieux pour y développer un projet de gîte pour groupes.

Toutefois, l'idée n'enchante pas tout le monde à Braine-le-Comte. Lors du dernier conseil communal, des citoyens ont ainsi interpelé les élus pour manifester leur opposition au projet de gîte. Ils craignent les problèmes de mobilité, les nuisances sonores ou encore les menaces pour la biodiversité locale.

Mardi après-midi, le collège communal, à qui il revient de délivrer ou pas le permis, a rendu son verdict. C'est un refus, mais pas vraiment définitif. "Trop de questions restent en suspens dans le dossier qui nous a été remis", souligne le bourgmestre Maxime Daye. "Nous avons d'ailleurs suivi l'avis du fonctionnaire-délégué de la Région wallonne qui nous avait conseillé de remettre une décision négative."

La CCATM, de son côté, avait pourtant remis un avis positif. "Un historien membre de la commission avait notamment souligné que ce type de projet qui permet de respecter le bâtiment et de préserver notre patrimoine rural est toujours bon à prendre", poursuit Maxime Daye. "En effet, il est clair qu'on ne va plus créer des fermes comme avant. Les nouvelles exploitations sont généralement plus grandes, plus modernes et pas adaptées à ce genre d'endroits."

La Ville de Braine ne ferme donc pas complètement la porte au projet de gîte. "Il faut un projet de reconversion qui permette de préserver notre patrimoine et honnêtement, le projet qui nous a été présenté n'est pas mauvais du tout. Mais il reste des éléments à éclaircir." Le Hameau de Favarge ne devrait donc pas valser aux oubliettes. Il est probable que le promoteur revoie sa copie et introduise une nouvelle demande de permis dans un futur proche. Reste à voir si la nouvelle mouture permettra de dissiper les craintes des citoyens opposés au projet.