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Carlo Di Antonio étudie le recours sur la construction d’une porcherie de 1800 cochons

C’est un projet qui a enflammé Braine, mais pas seulement. Un promoteur a introduit une demande pour construire une porcherie de 1800 cochons dans le village de Ronquières. Au cours de l’enquête publique, la Ville de Braine a reçu des courriers d’un peu partout, même de France. C’est que les discussions sur ce projet ont viré au débat de société sur le bien-être animal et l’avenir de l’agriculture.

Certaines personnes sont en effet vertement opposées à cet élevage de type industriel qui ne correspond pas à l’air du temps. D’autres au contraire soulignent qu’il faut soutenir nos agriculteurs qui souffrent déjà de la concurrence des multinationales du Brésil ou des pays de l’Est notamment. La tête au-dessus de la mêlée, la Ville de Braine a finalement refusé d’octroyer le permis en janvier dernier. Mais le promoteur du projet a introduit un recours auprès de la Région wallonne.

“Le dossier est actuellement à l’instruction auprès de la DGO3 et de la DGO4 qui dispose de 70 jours pour analyser ces recours. Le rapport de synthèse des fonctionnaires technique et délégué sur recours est attendu pour le 11 mai 2018”
, explique Sébastien Deschamps, Conseiller communal à Ecaussinnes et collaborateur di ministre Di Antonio. A noter que les administrations peuvent bénéficier d’une prorogation de 30 jours. Lorsque le ministre Carlo Di Antonio obtiendra le rapport de synthèse, il disposera d’un délai de 20 jours pour statuer sur le dossier. Le sort de la porcherie de Ronquières devrait donc être fixé dans les deux mois.

“En matière de bien-être animal, le Code wallon du bien-être animal adopté récemment en première lecture modifie le décret du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement afin que ce domaine soit également pris en considération lors de l’octroi de permis d’environnement ou permis unique”, précise encore Sébastien Deschamps. “Ce domaine fera ainsi l’objet d’une attention toute particulière à l’avenir. Le Ministre Carlo Di Antonio a également suggéré d’interroger René Collin, ministre de l’Agriculture, pour ce qui concerne les courriers envoyés par les communes au sujet de la remise en cause du modèle agro-industriel des exploitations porcines de type industriel.”