Centre

Nettoyée il y a trois mois, la N55 entre Péronnes et le Roeulx fait de nouveau grise mine

Rendre la région du Centre plus propre. Autant aider Sisyphe à remonter sa pierre ? Fin avril, la Communauté Urbaine du Centre (CUC), en partenariat avec le SPW et Hygea, convoquait la presse aux abords de la N55 qui relie le Roeulx à Péronnes. Sur le terrain, les journalistes étaient invités à prendre connaissance de la grande campagne de nettoyage que les autorités lançaient pour rendre la région plus attractive.

L'enjeu est de taille. Les enquêtes montrent que la grande majorité des habitants sont préoccupés par la propreté. De plus, pour attirer les investisseurs, il faut pouvoir parer la mariée de ses plus beaux atouts. Or, le Binchois Laurent Devin et le Rhodien Benoît Friart le confirmaient, les déchets qui jonchent le long des routes font fuir les investisseurs.

Trois mois plus tard, certains abords de la N55 ressemblent à nouveau à une décharge. "Il faudrait une bonne fois pour toutes que les gens de la région comprennent qu'une canette ou une bouteille en plastique, ça se met dans la voiture en attendant de rentrer chez soi et que la rue n'est pas une poubelle", soupire le bourgmestre du Roeulx, Benoît Friart.

La CUC et le SPW n'ont pas dit leur dernier mot pour autant. Les opérations de nettoyage se poursuivent. Une campagne de fauchage et de ramassage était en cours sur le district de Soignies en juillet. Le SPW travaille actuellement sur la N59 à Seneffe. Et un nouveau passage est prévu la semaine prochaine le long de la fameuse N55.

Certes, l'opération propreté de la CUC ne peut pas se résumer à un coup d'épée dans l'eau. En prenant le taureau par les cornes, les bourgmestres de la région se sont d'abord assurés que les travaux du SPW seraient mieux coordonnés pour une meilleure efficacité. La CUC, le SPW et Hygea sont par ailleurs conscients qu'il faut faire évoluer les mentalités. Des campagnes de sensibilisation sont ainsi menées, dans les écoles et auprès du grand public.

Mais changer les mentalités paraît bien plus difficile que de ramasser les canettes le long de la route. "Tous ces déchets, c'est une mauvaise publicité pour la région", conclut Benoît Friart. "Il faut être solidaires. Nous avons un tas de choses extraordinaires dans la région, on ne manque pas d'atouts pour réussir. Il ne faut pas laisser cette problématique gâcher tout." À bon entendeur…