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Le groupe présentait ce dimanche soir son dernier album.

En 2015, Kyo foulait le site du Ronquières Festival pour présenter son album L’Équilibre. Après dix ans d’absence, le groupe aux deux millions de disques vendus parvenait à s’imposer une nouvelle fois comme un incontournable de la scène française. Ce dimanche, c’est avec Dans la Peau que Benoit, Florian, Nicolas et Fabien ont fait chanter le public. La DH a rencontré les artistes deux heures avant leur concert.

Revenir sur scène après dix ans d’absence n’est pas simple. Dans quel état d’esprit vous trouviez-vous à l’époque de L’Équilibre ?

On se posait pas mal de questions. Nous étions conscients du fait que nous avions été absents très longtemps, que dans ce milieu-là, tout va très vite. Nous nous demandions si le public allait être au rendez-vous… Et nous aussi en termes d’écriture ! (rires). Mais nous avons trouvé la couleur de l’album et les choses se sont très bien passées, notamment grâce au morceau Le Graal, qui était assez atypique en comparaison avec les morceaux qui ont fait notre succès, comme Dernière Danse par exemple. Il nous a permis de nous relancer, de retrouver nos fans, de se réinscrire dans cette dynamique.

Les sonorités de ce dernier album, Dans la Peau, sont très différentes, plus électro. C’était nécessaire de se renouveler, de tester de nouvelles choses ?

Nous avons encore de la marge mais c’est vrai que l’on essaie de ne pas faire de redite. Dans cet album, certaines chansons restent très Kyo. D’autres sont plus atypiques, comme Fremen par exemple : s’il n’y avait pas ma voix, on pourrait se demander si c’est le même groupe. Ça permet de donner du relief à l’album et, en concert, de créer des ambiances différentes.

Le travail de composition a notamment été différent, chacun a donné sa patte à cet album…

J’avoue que j’ai envie de me mettre un peu en retrait au niveau composition, de me concentrer davantage sur l’écriture parce que c’est ce qui me passionne vraiment. J’avais l’impression de tourner un peu en rond. Et c’est tout l’intérêt d’être en groupe, chacun a ses qualités, son talent,…
Florian : Quand cela fait des années que l’on compose avec un instrument, on connait tous les accords, on les sent venir et on oublie un peu d’aller voir plus loin ! Changer la façon de travailler permet de donner de nouvelles idées, d’éviter les répétitions et d’aller naturellement vers autre chose.

C’est finalement rassurant de voir que le public répond présent ?

Lorsque l’on écrit, on ne pense pas au public, c’est quelque chose qui vient des tripes, ce n’est pas calculé. On fait ce qui nous excite et puis on prie pour que le public soit touché. On essaie de pousser les limites et d’être fier de ce que l’on a fait. Si le morceau nous plait à tous les quatre, on se dit que ce n’est peut-être pas si mal ! Ensuite, nous votons pour choisir les titres qui figureront sur l’album. Mais on en enregistre toujours un peu plus, donc nous avons des inédits. Nous sommes contents d’avoir pris des risques parce que ça paie. Il est important de sortir de sa zone de confort, sinon l’on ne fait rien !

Vous étiez à Ronquières en 2015. Vous revoilà sur scène. Une scène que vous appréciez ?

Enormément ! Nous avions adoré jouer ici la dernière fois, et en Belgique de manière générale. C’est un festival vraiment chouette, avec une belle programmation. L’accueil est aussi très chaleureux.

Vous serez par ailleurs à Forest National le 8 décembre prochain.

Effectivement, ce sera la dernière date de notre tournée… En fait, c’est souvent comme ça ! On termine presque toujours nos tournées en Belgique.

À dans quelques années, sur la scène de Ronquières pour la présentation d’un nouvel album ?

C’est ce que l’on espère ! On passe de super moments sur scène, en festival. On est vraiment super content de revenir.