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Les propriétaires des animaux se défendent de les avoir négligés

Ce mardi, la SPA de La Louvière confirmait avoir pris en charge plusieurs animaux issus d’une saisie opérée dans la nuit de dimanche à lundi dans une habitation à Soignies. De nombreux oiseaux, mais également un chien et deux jeunes chiots et ou encore des reptiles ont été sauvés d’un lieu que les trois refuges présents sur place, la police et l’Unité du bien-être animal ont jugé inadapté à leur bonne santé.

Ce mercredi, ce sont les propriétaires de ces mêmes animaux qui ont souhaité s’exprimer. Le couple se dit anéanti et dépassé par les proportions de la situation. « Nous avons reçu des menaces. Certaines des photos publiées permettent de reconnaitre notre habitation et les personnes qui ont assisté au déploiement des refuges dimanche soir peuvent aisément faire le lien », déplorent les deux propriétaires. « Nous ne nous sentons pas du tout à l’aise face à tout cela. »

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Car leur version des faits est bien différente. « Ma femme a de gros problèmes de santé, cardiaques notamment. Le jour où la saisie a eu lieu, elle avait été hospitalisée. De mon côté, je continue à travailler et je fais mon possible pour m’en sortir et pour gérer les animaux. Je sais que je ne le fais pas comme elle le ferait, que l’extérieur de l’habitation a été délaissé. Mais on nous fait passer pour des bourreaux d’animaux ! Alors que nous prenons soins d’eux. Nous avons notamment engagé de nombreux frais vétérinaires pour leur santé. Le chien sur lequel pèse des soupçons de reproduction intensive vient notamment d’être opéré et est désormais stérile. »

Quant au dog de Bordeaux présent dans la cour, entouré de décombres et objets en tout genre, le propriétaire se justifie aussi. « C’est un chien qui a dix ans, qui est donc plus vieux que la moyenne d’âge de la race. C’est un chien qui vit habituellement avec nous, à l’intérieur, comme les autres d’ailleurs. Mais nous étions partis à l’hôpital et même s’il n’est pas agressif, il reste un molosse : je n’ai pas souhaité le laisser avec les autres animaux à l’intérieur, de peur d’un incident. »

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Les deux Sonégiens ne nient pas qu’une oie et un lapin étaient effectivement décédés lorsque les autorités sont arrivées sur place. « Sur autant d’animaux, certains meurent. Lorsque nous sommes partis à l’hôpital, le lapin était toujours bien vivant. La SPA a aussi annoncé que des squelettes avaient été trouvés sur notre terrain. Nous n’en avions pas du tout connaissance ! Nous pensons d’ailleurs que certaines choses ont été déplacées dans notre propriété. Peut-être pour donner aux photos un caractère plus dramatique ? »

Malgré deux versions divergentes et les photos transmises par les propriétaires pour démontrer les conditions de vie "normales" de la petite ménagerie, les animaux sont aujourd’hui répartis entre quatre refuges et des familles d’accueil. Le ministre du bien-être animal dispose d’un délai de 60 jours pour définir leur destination définitive.

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