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À son niveau, l'échevin lance des démarches pour soutenir les agriculteurs

Si la pluie marque un retour très attendu, la sécheresse a déjà causé de sérieux dégâts chez les agriculteurs. Léandre Huart le constate à Braine. "Les herbes ne poussent plus, les prairies sont roussies", déplore l'échevin. "Certains fermiers ont dû rentrer les bêtes à l'étable et entamer les stocks prévus pour l'hiver. Normalement, les bêtes rentrent en octobre. Les maïs ne grandissent plus. Quant aux pommes de terre, c'est une véritable catastrophe."

Les autorités ne sont pourtant pas impuissantes devant un tel désastre. Certes, la pluie ne se commande pas. Mais des mécanismes de compensation existent. Encore faut-il les activer. "J'ai interpellé le cabinet de René Collin, ministre wallon de l'Agriculture", poursuit Léandre Huart. "Le plan sécheresse n'est pas déclenché, car l'IRM n'a pas officiellement reconnu que nous étions en période de sécheresse. Nous avons pourtant dépassé le record de 1976."

Pire, certains ne semblent pas pressés de prendre les choses en main. "Au cabinet du ministre, une dame m'a dit qu'ils préféraient encore attendre. Elle rappelait que les agriculteurs avaient eu un excellent printemps en termes de fauche et avaient donc pu faire une coupe supplémentaire. Par conséquent, ils devraient se permettre d'aller puiser dans leurs stocks pour nourrir les bêtes", s'étonne Léandre Huart.

Pas de reconnaissance de catastrophe naturelle à l'horizon. Mais notre échevin brainois ne va pas se tourner les pouces pour autant. "Nous avons invité tous nos agriculteurs à remplir des PV pour constater les dégâts. Une commission va se réunir et organiser deux demi-journées de permanence pour aider les agriculteurs dans leurs démarches administratives. Si l'IRM reconnaît officiellement la sécheresse, c'est le fond des calamités qui interviendra. Le PV permettra par ailleurs aux agriculteurs d'avoir une reconnaissance des contributions."

Constater les dégâts aux cultures reste une solution à court terme pour Léandre Huart qui souhaite aller plus loin. "Les conditions climatiques ne devraient pas aller en s'améliorant. Il faut donc des solutions fiables pour l'avenir. Pourquoi ne pas faire comme aux Pays-Bas où les assurances tiennent compte des données météorologiques ? La Région wallonne pourrait soutenir ce projet", conclut l'échevin brainois.