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Le syndicat souhaitait discuter de la fraude sociale et fiscale et de la lutte contre le dumping social

Ce mardi soir, à l'initiative de la section MR de Seneffe et en collaboration avec les sections MR du Centre, le premier ministre Charles Michel était à Seneffe afin d'y tenir une conférence intitulée « La Belgique, un pays consolidé au cœur de l'Europe ». Si sa venue a réjouit bon nombre de sympathisants, elle a aussi donné l'occasion aux syndicats de l'interpeller.

À commencer par une délégation de la CSC Mons-La Louvière et des délégués du secteur route CSC Transcom. Au menu, quelques questions sur la fraude fiscale et sociale, l'importance d'agir sur le dumping social et de ne pas laisser tomber les chauffeurs routiers, « les grands oubliés du dernier accord sur les travailleurs détachés. »

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« Avec le témoignage de délégués du transport routier qui subissent le dumping social au quotidien, nous avons rappelé au premier ministre deux revendications fortes de notre syndicat », explique la CSC. « Premièrement, il est nécessaire d’avoir une fiscalité juste en luttant notamment contre la fraude fiscale qui représente une fuite de plusieurs centaine de milliards d’euros par an, mettant gravement en péril le financement de la sécurité sociale et des services publics. »

Pour le syndicat, « cette problématique doit pouvoir trouver des solutions au niveau européen et la Belgique a un rôle de premier plan à jouer sur cette thématique. » Charles Michel a ensuite été interpellé sur la nécessité « de pouvoir lutter contre le dumping social en mettant en application le plus vite possible et de manière ambitieuse la directive européenne de lutte contre le dumping social, votée par le parlement européen il y a une dizaine de jours. »

Les délégués de la CSC Transcom secteur route étaient présents avec leurs camions pour rappeler à Charles Michel « qu’ils sont les grands perdants de cet accord étant donné que le transport routier en a été exclu et que l’Europe choisit la légalisation du dumping social et la discrimination salariale pour 3 millions de travailleurs du secteur du transport. »

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