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Le projet de la carrière de Perlonjour produira l’électricité de 1450 ménages.

En septembre dernier, l’échevin de l’énergie Hubert Dubois (PS) lançait le projet un peu fou de créer une île flottante remplie de panneaux solaires sur la carrière de Perlonjour. Le but étant d’exploiter écologiquement et économiquement ce gigantesque plan d’eau situé idéalement, sans ombre ni arbre avoisinant.

Depuis lors, le projet a mûri et commence à se concrétiser. Une réunion de travail s’est d’ailleurs tenue le 24 avril. “Les premiers électrons devraient être produits en 2019”, assure Hubert Dubois qui a toutefois amené quelques modifications par rapport au projet initialement présenté. “Un rapport faisait état que l’énergie totale ne serait pas entièrement consommée à Soignies et risquerait d’être restituée sur le réseau. Or, le prix de la revente est bien moindre que le prix de production donc nous allons procéder en deux phases pour que ça reste local.”

L’îlot photovoltaïque de 30.000 m² (l’équivalent de 6 terrains de football) sera ainsi exploité différemment. “Nous allons créer un premier îlot qui fera un peu plus de 20 % de la taille du projet total. Nous ferons ensuite grandir l’îlot au fur et à mesure de l’augmentation de la consommation locale à Soignies. Le rendement sera donc gardé parce que c’est, certes de l’écologie, mais aussi un projet qui doit tenir économiquement.”

Hubert Dubois, également président du CPAS de Soignies, croit dur comme fer en ce projet qui produira ses premiers électrons en 2019 et qui fournira 5 MWh à l’horizon 2023. De quoi alimenter 1450 ménages sonégiens. “Nous avançons à grands pas. J’ai d’ailleurs fait analyser les chiffres par le professeur Damien Ernst (NdlR : professeur à l’Université de Liège et spécialiste des réseaux électriques) qui m’a répondu la semaine dernière en me disant que c’était non seulement un projet très beau mais surtout qui tient la route économiquement et écologiquement.”

La prochaine étape sera de mettre sur pied la coopérative qui gérera le projet. “Le citoyen pourra s’y inscrire, en sachant que l’objectif est que cette coopérative soit opérationnelle, tant au niveau légal que financier, pour l’automne prochain. Il ne reste plus qu’à savoir si la ville sera partenaire, ainsi qu’IDEA. Nous attendons la réponse de l’IDEA pour la semaine prochaine. Même si la ville et l’IDEA refusent, nous avancerons sans institution publique”, assure l’échevin.