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Une rencontre avec les clubs sportifs et la ville sera prochainement organisée

Cette année aura été exceptionnelle à plus d’un titre pour la RAAL. Après avoir signé une convention avec la ville de La Louvière et le club voisin de La Louvière Centre, l’équipe première évoluait dans l’antre du Tivoli lors de ses joutes à domicile. Pour les entrainements par contre, la machine était moins rodée puisqu’elle slalomait entre le complexe Saint-Julien de Strépy-Braquegnies, les infrastructures de Nivelle et le synthétique d’Écaussinnes.

« En termes d’images, s’entrainer à Écaussinnes ou à Nivelles, comme ce fut le cas cette année, n’est pas acceptable », lançait ce lundi Salvatore Curaba. « À Strépy-Bracquegnies, nous ne bénéficions d’aucune recette émanant de la buvette. Or, sans buvette chez les jeux, le financement de la Wolves Academy est impossible. Depuis six mois, nous avons entamé des négociations avec la ville pour trouver une alternative. Des idées ont été proposées, en vain. »

Aujourd’hui, la RAAL souhaite que des solutions soient dégagées. « Ce n’est pas le partage du terrain principal du Tivoli qui fait débat à quelques mois de la nouvelle saison. Ce sont les conditions d’entrainement de nos jeunes et de l’équipe première. » Le club souhaite dès lors installer la Wolves Academy sur les terrains deux et trois du Tivoli. « Nos demandes ne sont pas abusives. D’autant que nous continuerons à partager le terrain principal avec nos voisins de l’URLC. Face à la situation, il y a énormément de frustration et de tristesse dans nos rangs.»

Et pourtant, la patience reste de mise. « Nous devons attendre les résultats du tour final de l’URLC pour pouvoir mettre tout le monde autour de la table afin de discuter des besoins de chacun. Nous savons que des aménagements seront nécessaires », annonce Antonio Gava (PS), échevin des sports. « Tous les paramètres seront pris en compte. Aujourd’hui, il est impossible de prendre une décision. »

L’échevin reste prudent mais sait aussi que les discussions pourraient être difficiles. « Nous savons que nous ne pourrons pas satisfaire tout le monde. Les clubs devront mettre de l’eau dans leur vin. Si ce n’est pas le cas, c’est la ville qui tranchera. Et il y aura des déçus. Nous espérons ne pas en arriver là et que tous seront raisonnables. » Les enjeux sont importants, le dialogue sera donc primordial pour éviter l'escalade.