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Aucune des parties n’a fait appel du jugement prononcé le 28 mai dernier par la chambre “crimes” du tribunal correctionnel de Mons

Le jugement rendu par la chambre “crimes” du tribunal correctionnel de Mons condamnant Gianni Piparo pour le meurtre du boxeur professionnel Ronald Berti (35 ans), commis dans la nuit du 30 au 31 décembre 2015, est désormais définitif. La peine de 16 ans de prison est donc définitive. Le jeune homme devrait très prochainement recevoir son billet d’écrou.

Dans son jugement du 28 mai dernier, la chambre à trois juges avait rejeté l’excuse de provocation et considère l’intention homicide établie. Il avait volontairement tiré à l’aide de deux armes différentes, dont un fusil-mitrailleur de type kalachnikov, sur le boxeur profesionnel Ronald Berti. “Les tirs en rafale avec une arme de guerre, à une courte distance, ne peuvent être que la motivation d’une intention homicide,” indiquait ans ses motivations le tribunal.

Même si le boxeur avait débarqué en pleine nuit à la fenêtre du domicile de Piparo à Bracquegnies pour acheter de la cocaïne et avait insisté, Piparo a utilisé “des moyens disproportionnés et extrêmement graves” pour repousser la victime. Deux circonstances dites atténuantes ont été prises en considération : son jeune âge et les violences précédemment subies lors d’un vol à son domicile. Aucune mise à disposition du tribunal d’application des peines n’a été ordonnée.

Le jugement du 28 mai dernier est également définitif pour le père de Gianni Piparo qui a également été reconnu coupable de non-assistance à personne en danger. Ce soir-là, il n’a pas prêté secours à Ronald Berti alors qu’après les scènes de tirs, il était monté dans son véhicule pour aller rechercher son fils, qui avait pris la fuite. Le tribunal a reconnu qu’il avait pu être “dépassé par les événements” et l’a condamné à trois mois de prison avec sursis de trois ans.