Charleroi-Centre

À l’automne prochain, une page se tournera dans la cité des Bernardins. Le bourgmestre Jean-Luc Borremans (PS) a décidé, il y a quelques semaines, de ne pas briguer un nouveau mandat.

À l’occasion des traditionnels vœux au personnel communal, le premier citoyen s’est exprimé à cœur ouvert, l’esprit léger. Et ce, pour la dernière fois de sa carrière.

Après deux mandatures en tant que bourgmestre (et plusieurs autres en tant qu’échevin), Jean-Luc Borremans a connu diverses fortunes. À quelques reprises, le personnage a été décrié. « À ce que je sache, je n’ai jamais fait de mal à personne », a-t-il avoué. « Cela étant, je reconnais, effectivement, que je suis doté d’un caractère particulier. »

Un tempérament enflammé qui lui a, par moments, fait du tort. « Quand on gère une commune et que nous avons la volonté de bien faire, il faut parfois se faire violence et ne pas nécessairement se montrer sous son meilleur profil », renchérit le bourgmestre. À ce propos, il n’a pas hésité à évoquer ses relations avec Francis Lorand (PS), premier échevin. « Comme un vieux couple, nous avons eu des hauts et des bas. Ce qui est sûr, c’est que nous terminons ce mandat en force. »

Depuis 1989, l’élu est au poste. « Il s’agissait d’un important périple avec de belles satisfactions. Il y a également eu des insultes et des humiliations. Fort heureusement, en tant qu’homme politique, j’avais cette capacité d’abnégation. Aujourd’hui par contre, je sens qu’elle s’épuise. »

Bref, le livre semble se refermer au bon moment tandis qu’un autre s’apprête à s’écrire. Avec ou sans Borremans, « pour les années à venir, des belles choses attendent encore la commune de Fleurus. »