Charleroi-Centre

Ces dernières années, la gestion de l’agence immobilière sociale (AIS) d’Anderlues, Binche, Estinnes et Morlanwelz (ABEM) a été catastrophique.

Si bien qu’elle est aujourd’hui dans le rouge. Dès lors, ce sont les communes directement concernées qui sont appelées à la sauver. Au dernier conseil communal, le point a d’ailleurs été voté à l’unanimité.

Si la situation de l’AIS ABEM semble critique, elle n’est pas insurmontable pour autant. "Redresser une AIS est tout à fait possible", a expliqué M. Renotte, expert à la Région wallonne. "Pour ce faire, nous avons besoin d’une équipe motivée, tout en nous donnant les moyens de réussir." Sans oublier une gestion rigoureuse ce qui n’était pas le cas dans un passé récent. "L’AIS n’avait plus de gestion depuis des années. L’ancien gestionnaire a présenté des faux comptes. Ce n’est que plus tard que le conseil d’administration s’est rendu compte de la supercherie."

L’AIS repart donc de zéro et a besoin de liquidités. Dans le cas d’Anderlues, où le parc de logements représente 2,7 % de l’immobilière sociale, la somme demandée est estimée à 5.300 euros. "Avec de la liquidité, l’AIS prend en charge le personnel et les frais de fonctionnement."

Si l’AIS ABEM compte 102 logements, force est de constater que certains étaient vides. "Cela représente une véritable perte", insiste M. Renotte. "Désormais, à peine trois logements sont vides." En parlant de logements vides, le conseil communal était unanime : à Anderlues, les habitations vides pourraient être utilisées afin d’élargir l’offre locale de logements qui n’est pas suffisante.

Majorité et opposition ont accordé leur violon pour le bien de l’AIS ABEM. De son côté, le bourgmestre Philippe Tison (PS) a réagi à propos de la supercherie de l’ancien gestionnaire : "Le conseil d’administration n’est pas responsable. Il a été grugé par une personne qui a aussitôt été licenciée pour faute grave."

M.Co.