Charleroi-Centre

Depuis le 6 décembre 2013, jour d’ouverture de la discothèque le Start-Up Club , les riverains n’en peuvent plus. Nuisances sonores et dégradations sont au programme chaque week-end, selon les riverains. "Nous ne savons plus dormir tranquillement," se plaignent-ils.

La boîte de nuit , située chaussée de Mons, 131, avait obtenu en 2009 un permis d’environnement pour exploiter un restaurant-bar avec des horaires de jour.

Selon le permis, cet établissement devait fermer ses portes à 23 h durant la semaine et à minuit le week-end. "Malheureusement, cela n’a jamais été le cas."

À partir de là et compte tenu du fait que le Start-Up est tout sauf un restaurant-bar, les riverains ont alors déposé auprès de l’administration communale 22 réclamations et une pétition comprenant une trentaine de signatures. Motif : l’illégalité dans laquelle se trouve l’établissement.

Les gérants de la discothèque ont alors demandé à la commune de régulariser leur situation à travers un nouveau permis. C’est ainsi que ce 30 avril, la Région wallonne et la commune ont, tous deux, délivré ce précieux permis qui permet de légaliser la situation du Start- Up.

Ce document prévoit une modification dans les heures d’ouverture. "Dorénavant, le club pourra ouvrir ses portes jusqu’à 2 h le week-end. De plus, l’exploitant aura également la possibilité d’organiser, avec préalablement l’accord du collège communal, 20 activités par an se terminant au plus tard à 5 h. La commune n’a pas du tout pris en compte nos remarques."

Suite à ce permis , un avis doit être affiché à la commune et sur la discothèque. Malheureusement, selon les riverains, l’avis, placé sur le bâtiment du Start-Up, était retourné et caché par des blocs en béton. "Normalement, il doit être parfaitement visible mais il semblerait que les gérants l’ont volontairement caché pour éviter que l’on prenne connaissance de ces changements d’horaire."

Une accusation que le gérant du Start-up, Pierre Navez, réfute. "C est faux. Je ne vois d’ailleurs pas l’intérêt de le cacher. Si l’affiche a disparu, je n’en peux rien. Je soupçonne d’ailleurs les riverains d’avoir fait le coup. Sans doute pour tenter d’obtenir un vice de procédure."

Ayant malgré tout pris connaissance de cet avis, les habitants du quartier comptent envoyer un recours au Conseil d’État. "Je n’ai aucun problème s’ils vont jusque-là", termine Pierre Navez.