Charleroi-Centre L’opposition déplore le manque de tact du bourgmestre avec les différents médias.

Sur proposition de Freddy Dewille (Gauche), le conseil communal a approuvé à l’unanimité une motion relative à la liberté de la presse. Cette dernière faisait suite à un article publié par nos confrères selon lequel 10 % des employés de l’administration communale seraient des enfants d’élus.

Suite à cela, la commune a signifié au média qu’elle ne communiquerait plus avec lui. Dans le même temps, elle a demandé à ce que l’auteur de l’article ne puisse plus rédiger au sujet d’Anderlues.

Une situation ubuesque qui a fait bondir Freddy Dewille. "Même si certains articles peuvent être blessants, il faut savoir accepter la critique", estime le conseiller d’opposition. "Nous vivons à une époque où la liberté de la presse est bafouée. C’est pourquoi cette motion est essentielle."

De son côté, le bourgmestre Philippe Tison (PS) est formel : "Ni moi, ni le collège ne sommes responsables de cette lettre. Celle-ci a été signée par les employés", a-t-il rappelé. Même s’il admet ne pas être un bon client pour la presse, force est de constater qu’avec ce manque de finesse, c’est la commune qui en paie les pots cassés. "Le bourgmestre dit qu’il travaille énormément pour le bien de sa commune. Le problème, c’est qu’à partir du moment où il ne répond pas aux demandes des médias, il se tire une balle dans le pied. Dès lors, cela renvoie une image catastrophique d’Anderlues", ajoute Freddy Dewille. Pourtant, à l’instar de l’opposition, la majorité a voté en faveur de la motion. "Comme je l’ai déjà répété, je n’en n’ai rien à cirer de la presse", souffle le premier citoyen anderlusien. "Contrairement à d’autres, Je ne suis que très peu présent sur les réseaux sociaux. Quant aux médias, c’est mon droit de leur répondre ou non."

À la question de savoir si la hache de guerre était définitivement enterrée avec ladite presse, le bourgmestre a décidé de camper sur ses positions. Et ce, malgré l’avis favorable rendu pour la motion. "Non, la page n’est certainement pas tournée" , a-t-il terminé. Ambiance.