Charleroi-Centre

Il n'y aura pas un mais deux candidats socialistes pour occuper la tête de liste des communales d'octobre prochain. 

L'ancien bourgmestre Léon Casaert vient en effet de créer la surprise en se présentant face à Paul Magnette, dont le leadership est incontesté. 

Sens de son acte: revendiquer une réhabilitation politique qui lui a été jusqu'ici refusée, ou qu'il estime comme telle. L'homme dit avoir souffert de son écartement du collège alors qu'il a été pleinement acquitté des préventions d'infraction dont il faisait l'objet en correctionnelle. 

"Le 30 mars 2016, le jugement rendu m'a entièrement blanchi. Or, trois mois plus tard, Paul Magnette faisait le choix de rappeler Anne-Marie Boeckaert pour remplacer l'échevin Serdar Kilic, reparti siéger au parlement wallon." Casaert s'estime victime d'une profonde injustice: bien qu'en 24ème position sur la liste de 2012, il avait en effet signé le septième meilleur score en voix de préférence, devant Anne-Marie Boeckaert qu'il précédait de 300 voix. Une décision qu'il n'a jamais avalé et qui l'a amené à se profiler en challenger. 

S'il ne se fait aucune illusion sur le choix de l'union socialiste communale qui doit se prononcer samedi, c'est un moyen de se faire entendre des militants. "D'autant que parmi les actuels élus, certains ont préféré conclure une transaction pénale avec le parquet pour éteindre les poursuites", souligne-t-il. C'est le cas de l'échevin du Troisième Age Serge Beghin, "qui ne fait pas un meilleur travail que moi dans le département." Et toc.