Charleroi-Centre Quelque 80.000 tonnes de terre de déblai vont être assainies à la ville haute.

À la ville haute, les projets de rénovation et d’infrastructure autour du PBA nécessitent l’ouverture d’un vaste chantier de dépollution des sols. Trois sites jadis voués à des activités industrielles vont être assainis.

Le premier, celui des Verreries de l’Ancre, sur le parking des expos, doit accueillir une nouvelle bretelle d’accès au petit ring, l’investissement est financé par la Wallonie dans son plan d’amélioration du réseau autoroutier.

Il y a ensuite l’esplanade du PBA, là où se trouvent l’actuelle gare routière du TEC et une station de métro en sous-sol : dans le cadre du programme District créatif cofinancé par les fonds structurels européens, le site est promis à la construction d’un palais des congrès basse énergie de 6.400 mètres carrés.

Enfin, la place du Manège sera entièrement réaménagée : le parking en surface y sera supprimé, pour favoriser la convivialité.

Dans une question écrite au ministre wallon de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement Carlo Di Antonio (CDH), la députée MR Patricia Potigny demande des précisions sur le traitement des déblais et le calendrier d’exécution.

En avril 2017, le gouvernement wallon a notifié à la SPAQuE (Société publique d’aide à la qualité de l’environnement) l’attribution de la subvention relative à l’exécution de ces travaux. En juin, le feu vert a été donné pour les réaliser. Depuis lors, la SPAQuE s’est coordonnée avec les autres acteurs de ce programme et a procédé à la rédaction du cahier spécial des charges.

De manière exceptionnelle, la SPAQuE recourra à la technique de l’avancement, c’est-à-dire que les déblais seront traités au fur et à mesure des terrassements. Si l’homogénéité des terrains a justifié ce choix, l’abondance d’impétrants (eau, gaz, téléphonie, électricité, etc.) en dessous de la place du Manège et au droit du futur palais des congrès rendait quasiment impossible l’exécution de sondages préliminaires.

Le travail à l’avancement prévoit la création d’une plateforme de transit des déblais excavés : d’un volume de 80.000 mètres cubes, ceux-ci feront l’objet d’analyses par échantillons de 500 mètres cubes, les terres seront alors dirigées vers les filières de traitement et de valorisation ad hoc.

En parallèle à cette gestion, SPAQuE pratiquera des analyses pour s’assurer que les sols sont compatibles. Selon le ministre, l’essentiel de ces travaux se concentrera sur le second semestre de cette année et en 2019.