Charleroi-Centre

Dans le courant de la semaine dernière, un internaute y allait de son petit coup de gueule, en vidéo.

Alors que la neige était tombée sur le Pays Noir, certaines rues se montraient particulièrement glissantes et dangereuses, notamment pour les piétons. “Voilà la preuve que nous sommes un quartier abandonné”, constatait Renaud, vidéo à l’appui. “Alors que le boulevard Tirou est déneigé et bien dégagé, la rue du Comptoir (NdlR : pourtant à une dizaine de mètres dudit boulevard) est verglaçée et pleine de neige.”

Ce qui révolte Renaud, par ailleurs restaurateur à la ville-basse, c’est l’inaccessibilité de différentes rues à certains commerces, lorsque les conditions météorologiques sont délicates, comme ce fut le cas ces derniers jours. “Les commerces sont inaccessibles. À pied, il est très difficile de marcher. On se demande où est la commune. Elle ne fait vraiment rien pour nous aider. Tout le monde, piétons et clients y compris, doit faire attention pour ne pas se ramasser à terre (sic).”

Qu’il s’agisse de la rue du Collège, du Comptoir ou de Marchienne, ces dernières semblaient oubliées mercredi matin. “Aucun déneigement, aucun kilo de sel déposé”, s’étonnait Renaud. “Tous les restaurants sont difficiles d’accès. Les clients, quant à eux, font le nécessaire pour éviter ces rues-ci en période de gel.”

Du côté de la ville de Charleroi, on admet que certaines rues sont privilégiées par rapport à d’autres. “En effet, en cas de neige, une dizaine de circuits sont prioritaires”, explique-t-on du côté de la ville. “Ces grands axes sont notamment ceux empruntés par les transports en commun mais aussi par les services de secours. Pour les autres rues, des interventions sont réalisées par après.”

La dizaine de parcours privilégié par la commune n’est pas limitée au centre-ville de Charleroi. “Cela va au-delà du centre”, insiste la ville. C’est notamment le cas des voies comme la route de Philippeville, à hauteur de Couillet ou de l’avenue Mascaux, à Marcinelle. Une fois les circuits prioritaires déneigés, la ville s’active ensuite sur les voies moins importantes, si elles restent dangereuses. La plupart du temps, les maux ont tendance à fondre et à se dissiper avec le temps... même si, dans ces conditions, personne n’est à l’abri d’une vilaine chute.