Charleroi-Centre Pik-Pô Tattoo mélange le street art aux tatouages.

Une nouvelle forme d’art se fait connaître dernièrement : le street art tattoo.

L’art de rue est une manière de s’exprimer qui devient de plus en plus populaire et appréciée. La plupart du temps réalisé à la bombe sur des murs. Et si cet art se retrouvait sur la peau ? C’est ce que réalise le salon de tatouage "Pik-Pô tattoo". Elias, graffeur depuis 20 ans, et aujourd’hui tatoueur, a fait une démonstration de tag lors de l’événement organisé par Culturiosité ce samedi aux Halles de la Digue.

Culturiosité, c’est un événement qui a lieu tous les ans, organisé par les élèves de 3ème année de communication à option culturelle de la Haute École Provinciale du Hainaut Condorcet à Marcinelle. Leur objectif est de faire découvrir au public l’art d’une façon différente en mettant en lumière des artistes carolos.

Le tatouage comme le graffiti sont des passions pour Elias qu’il peut manier ensemble. "Le graffiti m’a plu à la base pour son côté illégal, j’aimais pouvoir marquer ma trace quelque part. Le tattoo, c’est une passion depuis longtemps." Il explique qu’un graffeur sait dessiner ce qui n’est pas toujours le cas d’un tatoueur de base. "Ça permet de faire de réelles créations personnelles. Le tatouage et le graffiti, c’est deux choses qui se rejoignent. Ce sont des dessins qui s’accordent dans les couleurs, les traits."

Pik-Pô tattoo voudrait aller plus loin dans ses aventures. Au-dessus du salon de tatouage, géré par Seb, ils vont réaliser une galerie d’art de rue. L’objectif est de présenter les artistes de la région, de mettre en scène des personnes peu connues. Graffitis, photos, sculptures, etc., l’art sera diversifié et éphémère. Afin de montrer plusieurs techniques du street art.