Charleroi-Centre La Toussaint, c’est dans six semaines et ça manque cruellement de fossoyeurs.

Des sépultures envahies par les mauvaises herbes, des points d’eau défectueux, du vandalisme : l’état du cimetière de Gilly suscite l’indignation parmi les familles des défunts, et c’est un peu l’arbre qui cache la forêt.

Trois conseillers communaux ont interpellé la Première échevine de tutelle Françoise Daspremont (PS). Dans le dernier bulletin des questions écrites, elle apporte un éclairage à Albert Frère (CDH), Hicham Imane (PS) et Xavier Desgain (Ecolo). Selon elle, la dimension des infrastructures nuit à leur entretien. Un cimetière comme celui de Gilly fait plus de 6 hectares.

L’été , les congés annuels déforcent un peu plus des équipes déjà en déficit, dit-elle. Car le problème est là : "Les cimetières communaux fonctionnent en sous-effectif, avec une main-d’œuvre vieillissante. Et les appels à l’embauche ne donnent lieu qu’à de rares candidatures."

L'entretien ne dépend pas que des fossoyeurs

L’échevine rappelle que l’entretien n’est pas du seul ressort de son département. "La première mission des fossoyeurs est d’assumer les inhumations et exhumations de corps. Ils ne procèdent à l’entretien général que lorsqu’ils en ont le temps. En outre, ils ne sont ni formés ni équipés pour réparer des maçonneries, des grilles, des éléments de plomberie."

Des collaborations existent avec d’autres départements, mais le manque de personnel se fait ressentir partout. En 2017 encore, le plan communal d’embauche prévoit de renforcer les effectifs. Pour améliorer la qualité du service, l’équipement des fossoyeurs a été modernisé.

L’utilisation des herbicides est proscrite sur le domaine public. L’acquisition d’un nouvel outillage adapté est en cours. Quant au plan Osiris qui vise à améliorer les cimetières, c’est un programme d’investissement à long terme. De nombreuses actions sont en cours mais le travail est important.