Charleroi-Centre Le refus du permis pour le projet vient d’être confirmé… pour une question de procédure !

Le développeur du projet et la Ville de Charleroi étaient allés en recours contre le refus du permis de River Towers, dans le quartier de l’Helios en bordure immédiate du ring à la Ville- Basse. Ils viennent d’être déboutés sur une question de forme (lire ci contre), le débat de fond n’a pas eu lieu.

À moins de porter l’affaire devant le Conseil d’État, le dossier va devoir repartir à zéro. Ou être mis aux oubliettes, peut-être définitivement. "Le point sera inscrit à l’ordre du jour du collège communal dans les prochaines semaines", indique-t-on au cabinet de l’échevine de l’Urbanisme Ornella Cencig (MR). "Nous verrons alors comment nous positionner."

Ce projet immobilier portait sur la construction de deux tours de 27 étages, les plus hautes de la ville et même de la région : des surfaces commerciales devaient y être intégrées, ce qui a justifié l’intervention du ministre de l’Économie Pierre-Yves Jeholet (MR) comme autorité de recours, mais surtout du logement : pas moins de 256 habitations. De moindre qualité ?

C’est l’avis du fonctionnaire délégué Raphaël Stokis qui a recalé le dossier. Pour lui, "il convient de soutenir des projets qualitatifs : c’est à ce prix que Charleroi pourra relever le défi de sa redensification et attirer de nouveaux habitants. Il faut aussi concentrer les moyens dans les zones de remembrement urbain de la Ville-Basse, soit Rive Gauche et le Left Side Business Park dans le quartier du Rivage."

Raphaël Stokis déplore l’absence de concertation dans ce dossier. Il le répète : "Je n’ai été sollicité ni pour l’accompagnement ni pour aucune négociation. Or, il n’y a de gagnant que lorsqu’on élabore ensemble, entre partenaires publics et privés qui se respectent, une stratégie de développement de projets."

Cela fonctionne dans d’autres dossiers : dans les deux mois à venir, il sera appelé à délivrer des permis pour 12 nouveaux logements à la Ville-Basse. "Les discussions ont concerné la hauteur des immeubles, le nombre de logements, certains éléments de l’architecture. Des compromis et des consensus ont pu être trouvés." Et toc.

L’affaire n’a pas fini d’agiter le Landerneau.