Charleroi-Centre Sept bâtiments insalubres seront prochainement démolis par la Ville.

"Construire le Charleroi de demain, c’est évidemment faire du beau et du nouveau dans nos secteurs d’activités prioritaires (enseignement, bureaux d’accueil de la population, petite enfance, sports), mais aussi éradiquer tous les chancres urbains dont nous avons la responsabilité", observe l’échevin des Travaux et des Bâtiments Eric Goffart (CDH).

Dans ce cadre, sept dossiers de démolition seront soumis ce lundi à l’approbation du conseil communal, pour un total de 512.038 euros.

Cette décision concerne des bâtiments insalubres, délabrés ou dont l’état constitue une menace sur la sécurité publique :

  • A Montignies-sur-Sambre, l’ancien siège du service de la personne handicape Horizon 2000 est abandonné et squatté.
  • Des pavillons scolaires sont aussi sur la liste, ceux des anciennes écoles Caisse et des Fougères, à Mont-sur-Marchienne et Couillet.
  • À Gilly, il est prévu de raser les préfabriqués de la plaine de jeux de la rue des Hayettes ainsi que le porche et le préau de l’école Sart Culpart.
  • Deux derniers chancres sont appelés à disparaître : la buvette de foot de l’Amérique à Couillet, qui sert de dépôt sauvage d’immondices, et un ancien reposoir du service des Ainés à Jumet, rue Vandeweyer.

34 bâtiments démolis depuis 2013

Depuis l’installation de la nouvelle majorité communale, 34 biens ont été démolis.

Ces opérations ont été réalisées soit via le marché stock disponible depuis fin 2015 (d’un montant de 3,555 millions sur une durée de trois ans), soit via des marchés spécifiques comme pour les parcovilles ou encore l’ancienne coupole du Sporting (2,42 millions).

"Les enjeux en termes d’assainissement des chancres sont énormes, poursuit Eric Goffart. Attirer des familles dans nos quartiers, cela passe par une rénovation de l’espace public (rénovation des rues et des places), par la présence d’infrastructures de qualité (écoles, bibliothèques, crèches), mais également par l’élimination de tous les bâtiments en ruine qui n’attirent que des nuisances (dépôts clandestins, rats, végétations sauvages, squats, commerces illicites, etc.). En tant qu’opérateur public, il est aussi important que nous donnions l’exemple. Les démolitions seront mises en œuvre dans les mois à venir."