Charleroi-Centre

Améliorer la mobilité en renforçant l’offre de transports en commun : la recommandation du plan communal de mobilité de Charleroi va se concrétiser grâce à un investissement important de la Wallonie.

L’engagement d’un budget de 68 millions fait en effet l’objet d’un accord de gouvernement.

Il porte, d’une part, sur la création de deux lignes de bus à haut niveau de service sur la N5 vers Gerpinnes et la N53 vers Mont-sur-Marchienne et Montigny-le-Tilleul. De l’autre, sur le réaménagement de l’esplanade de la gare du sud. Dans une note de synthèse validée par les ministres, les choix de la Société régionale wallonne des transports (SRWT) sont confirmés tant pour l’infrastructure que le mode d’exploitation, selon une fréquence de 7 minutes 30 superposée au réseau actuel.

Le bus à haut niveau de service, c’est un tramway sur roues : grâce à l’utilisation de sites propres, il offre un temps de parcours garanti et une vitesse commerciale relativement élevée. À ce stade, l’étude ne permet pas encore d’établir avec précision l’ampleur des travaux, mais une estimation des coûts a été effectuée. Aux trois quarts, le budget est consommé par l’agencement des lignes, à hauteur de 53 millions. L’acquisition de matériel roulant représente 5 millions, la reconfiguration de l’esplanade de Charleroi sud, avec la gare de bus et la boucle du métro, s’élèvent à 7 millions.

Enfin, une provision de plusieurs millions est inscrite pour retravailler le siège du Tec. "Comme le bâtiment abrite un gros transformateur électrique du métro et le dispatching central, il est techniquement délicat - et impayable - d’envisager son déplacement", confie le président du Tec carolo Gérard Monseux (PS). "Une solution est actuellement recherchée pour l’intégrer dans le futur Left Side Business Parc."

Avec le remaniement de compétences du nouveau gouvernement wallon, le ministre des Transports Carlo Di Antonio (CDH) a récupéré le département des Travaux publics. Il lui appartient donc de mener l’ensemble des projets à leur terme.

Avant tout, un protocole d’accord devra clarifier la répartition budgétaire entre les différents intervenants : direction générale opérationnelle Routes et Bâtiments de la Wallonie, société de financement complémentaire des infrastructures (Sofico), Société régionale wallonne des transports.

L’exploitation du BHNS génèrera un surcoût d’1,6 million par an. "Il faudra donc revoir notre dotation à la hausse, dit Monseux, car nous n’avons pas la capacité d’absorber une telle dépense".