Charleroi-Centre

Ce samedi 9 septembre, la DH se pare de rayures et se met à l'heure carolo ! 14 pages spéciales dans son édition Charleroi afin de fêter la plus grande ville wallonne. Acteur politique, sportifs, artistique, du monde de l'entreprise... Tous témoigneront de ce processus de refondation qui se poursuit. Bonne lecture !

Marc Wauters, président des Dauphines et personnage très impliqué dans les clubs du Pays Noir, dresse un état des lieux

Marc Wauters, entrepreneur bien connu dans la région de Charleroi, est depuis sept ans le président des Dauphines (désormais Charleroi volley), fer de lance du volley-ball féminin carolo et francophone. Partenaire de longue date du Sporting Charleroi, mais aussi des Spirou, il connaît bien le paysage sportif du Pays Noir et est un interlocuteur indiqué à l’heure de faire le point sur le sport carolo. "Depuis plus de 40 ans, notre entreprise sponsorise le Sporting de Charleroi. Cela date de l’époque de mon papa qui en fut administrateur. Je pense qu’on doit être un des plus anciens soutiens des Zèbres. Depuis toujours, je suis les rencontres du RCSC. L’un de mes fils en est fan également. On sponsorise le Spirou depuis une vingtaine d’années."

C’est comme ça que vous êtes arrivé dans le volley…

"Eric Somme m’a tendu un piège, en me proposant ce projet. Je devais y rester trois ans, j’y suis depuis sept années. Ce n’est pas toujours facile, mais le club évolue."

Vous êtes donc bien placé pour faire le point sur l’évolution du sport à Charleroi. De manière générale, quel est votre sentiment ?

"Je trouve que c’est en train de devenir positif. Le Sporting est parvenu à se relancer et développe un beau projet depuis quelques saisons. L’engouement est de retour. Au niveau du basket, le Spirou a connu quelques années plus difficiles. Mais la structure est là. Le club continue d’investir pour l’accueil des supporters et a mis une belle équipe sur pied. En volley, on aborde un tournant, avec la naissance de Charleroi volley (une équipe masculine et des jeunes sont là) . On attend 2018 et les nouvelles infrastructures au COS I pour pouvoir organiser de belles soirées européennes. Il y a aussi le futsal et le tennis de table qui sont là."

On parle de grands clubs, là. Et les autres ?

"Ils sont nombreux dans la région. Et nécessaires. Mais je me demande parfois s’il ne serait pas mieux de les rassembler."

Difficile de sortir de bons jeunes ?

"Il faut déjà avoir une école des jeunes. De notre côté, on espère pouvoir développer ce projet. C’est une bonne chose pour les clubs. Le sport étude, les collaborations peuvent permettre à des gamins du cru d’arriver en équipe première."

C’est important d’avoir des Carolos dans une équipe fanion ?

"J’aime toujours voir des joueurs de chez nous évoluer. Mais c’est impossible de composer une équipe d’élite avec 11 Carolo s, 11 Wallons ou même 11 francophones. Ce serait déjà bien d’arriver à avoir des formations avec 9 Belges et deux étrangers, par exemple."

Quelle est la réputation sportive de Charleroi en Belgique ?

"Elle est bonne, même si certains clubs flamands nous reprochent d’évoluer avec de nombreux joueurs venus d’ailleurs. Mais Charleroi est une ville de sport. Dans chaque discipline, on possède parmi les meilleures formations. C’est rare tout de même."

Comment vous voyez l’évolution du sport à Charleroi, dans quelques années ?

"Le Sporting va continuer à se développer. Le Spirou restera indéboulonnable. J’espère que les autres sports pourront suivre, cela dépend surtout de la médiatisation et des infrastructures."

Si vous pouviez donner une note sur dix ?

"Je dirais un bon 7. Il y a encore du travail. Mais je pense qu’on se rapprochera du 8, dans quelques années."

Dernière question, est-ce difficile de diriger un club à Charleroi ?

"Il faut être passionné, je pense. Certains clubs ne tiennent que par la volonté d’un homme. Ce qui est parfois dangereux. Mais c’est aussi la seule solution pour exister. De notre côté, on peut s’appuyer sur une équipe. Charleroi volley, ce n’est pas que Marc Wauters. Mais pour que cela fonctionne, il faut des supporters et des sponsors. Pour cela, il faut de la médiatisation. Ce qui n’est pas toujours simple…"