Charleroi-Centre Parents et promeneurs ont l’interdiction formelle d’aller dans le parc la journée.

En centre-ville, tous les logements ne peuvent bénéficier d’un jardin. Il n’est pas toujours simple pour les familles de passer du bon temps en extérieur durant l’été, lorsque le soleil brille.

Néanmoins, une balade au parc peut compenser ce manque. Sauf à Châtelet. "C’est une situation aberrante", s’exclame Frédéric, un citoyen bien connu de la ville. "Le parc de 15 hectares est privatisé par la Ville durant les vacances scolaires !"

En effet, ce sont les enfants des plaines d’été qui occupent les lieux. "Le parc de Châtelet est partiellement fermé au public durant les plaines de jeux d’été", confirme la Ville. "Il s’agit d’une simple mesure de sécurité pour les nombreux enfants qui y participent. Par ailleurs, ce dernier est ouvert durant le week-end."

Dès lors, pour les citoyens, impossible d’y pénétrer pour profiter de la verdure ou du chant des oiseaux. "Évidemment, l’accès n’est pas totalement restreint", tempère Fred. "Avant 7 heures et après 18 heures, l’accès y est autorisé. Mais les horaires sont ridicules puisque l’intérêt d’un parc, c’est de pouvoir en profiter en journée et non en soirée, à des heures où des gens parfois peu fréquentables s’y retrouvent."

Pour profiter des lieux, tout en déjouant la sécurité, parents, enfants avec trottinettes et autres cyclistes ont pénétré dans le parc. Quelques minutes plus tard, ils étaient priés de faire demi-tour. "Je comprends totalement les normes de sécurité", affirme le père. "Toutefois, le parc est assez grand pour tout le monde. D’une certaine manière, une partie de la population est pénalisée."

Sur ordonnance du collège communal, la décision de restreindre l’accès au parc a été prise dans le courant du mois de juin. Pour celles et ceux qui désireraient introduire un recours en suspension et/ou en annulation de cette décision, un courrier recommandé peut être introduit au Conseil d’État dans un délai de… 60 jours. Soit, à la fin des vacances estivales, lorsque l’horaire classique du parc aura été remis au goût du jour.