Charleroi-Centre

Pas de tripotage politique autour du Marie Curie

LODELINSART Le nouvel hôpital de Lodelinsart, c’est pour bientôt. On y trouvera notamment un restaurant et une sandwicherie, dont la concession a été attribuée à un restaurateur de Jumet, la SPRL Tzanetatos, gérée par le père du conseiller communal MR, l’avocat Nicolas Tzanetatos. Cela est vrai. Ce qui ne l’est pas, c’est la conclusion que certains en tirent : si le père a obtenu cette concession, c’est par arrangement politique.

Sans parler de magouille, il s’en trouve pour déplorer “une cu rieuse coïncidence” et faire part de leur émoi courageusement anonyme qui donne lieu à un raccourci vendeur : “ L’ISPPC choisit le resto du père du président.” C’est faux.

Nicolas Tzanetatos n’est pas président de l’ISPPC, il n’en est même pas administrateur, et le MR n’y est représenté que de manière très minoritaire. Le conseil d’administration doit être renouvelé et Nicolas Tzanetatos n’en deviendra le président qu’à la fin de ce mois, en vertu d’accords qui attribuent cette fonction au MR. Voilà pour la vérité due à la chronologie.

Comment la concession a-t-elle été attribuée à la SPRL Tzanetatos ? L’ISPPC a des obligations en matière d’attribution de marchés publics. Les quatre candidats ont dû déposer un projet, et marquer leur accord sur un loyer mensuel de 5.500 €par mois pour le restaurant et de 1.000 € pour la sandwicherie. Ils ont accepté de ristourner un pourcentage de leur chiffre d’affaires à l’ISPPC. Leurs caisses enregistreuses seront directement reliées à l’ordinateur central des services financiers de l’hôpital.

Le loyer demandé ne concerne que des locaux nus, pour lesquels les candidats ont dû présenter des projets d’architecture intérieure. Les services juridiques et financiers ont abouti à la conclusion que le projet Tzanetatos était le meilleur pour les finances de l’ISPPC. Les obligations légales ont été respectées, pour éviter un quelconque recours. Voilà pour la vérité administrative et légale.

Alors , pourquoi en parler ? Parce qu’une administratrice a voulu s’épancher après cette désignation, votée par ailleurs à l’unanimité. Parce qu’il s’agissait d’une tentative de flingage politique, et que cela fait hélas partie des choses qui se font, en utilisant la rancœur et le ragot. “Exclusif”  ? Vous avez dit “Exclusif”  ?



© La Dernière Heure 2013