Charleroi-Centre

À Courcelles, la commune ne cesse d’insister sur l’énergie verte. En ce sens, les éoliennes représentent une opportunité d’avenir et une alternative, tant pour la commune que pour les particuliers.

Toutefois, si deux projets éoliens sont bel et bien à l’étude, force est de constater que le rythme de croisière n’a pas encore été adopté. La faute à des recours qui empêchent le vent de tourner.

Le premier projet, à cheval sur les communes de Courcelles et Pont-à-Celles, est toujours gelé. “La commune voisine de Pont-à-Celles a introduit des recours face au ministre, puis devant le Conseil d’État”, déplore Christophe Clersy (Ecolo), échevin de l’énergie à Courcelles. “Après le premier recours devant le Conseil d’État, il a été nécessaire de recommencer l’étude afin d’analyser les alternatives au projet.”

À ce moment, tous les voyants étaient au vert : le fonctionnaire délégué de la région wallonne, ainsi que le ministre avaient rendu un avis favorable. “Mais, une fois de plus, la commune de Pont-à-Celles a introduit un recours devant le Conseil d’État.” Pour rappel, ce premier projet vise l’élaboration de 8 éoliennes, dont 7 sont situées sur le territoire courcelloise et une sur la commune de Pont-à-Celles. “C’est frustrant car, en plus d’un projet environnemental, il s’agit également d’un projet industriel conséquent de 24 millions d’euros. Qui plus est, réalisé par une entreprise hennuyère. Le projet est mené par Ventis, en collaboration avec Electrabel”, détaille Clersy.

Mais ce qui dérange surtout Pont-à-Celles, c’est la proximité de l’éolienne avec ses villages. D’autant que les Pont-à-Cellois bénéficient déjà de quelques éoliennes actives sur leur territoire. Mais l’échevin courcellois n’en démord pas : “C’est un peu hypocrite. Au fédéral, le PS dénonce avec Ecolo le nucléaire. Mais lorsqu’il s’agit de faire bouger les choses au niveau local, rien ne change.”

Soulignons que l’étude d’incidence d’un second projet de trois éoliennes, impliquant uniquement la commune de Courcelles entre le R3 et la E42, se termine. “Pour l’heure, aucun recours n’a encore été introduit”, termine l’échevin.