Charleroi-Centre Lors du dernier conseil, les esprits se sont échauffés. 

Le moins que l’on puisse écrire est que le château de la Paix, bâtiment mi-administratif et mi-culturel, en a pris pour son grade.

Un point relatif aux finances a fait sortir Laurence Hennuy (Écolo) de ses gonds. "À l’heure actuelle, nous n’avons aucune vue générale concernant le coût des travaux", déplore la conseillère d’opposition. "Prenons l’exemple des travaux réalisés au château de la Paix. Initialement, ils s’élevaient à 250.000 euros. Régulièrement, les chiffres augmentent. Si bien que nous arrivons à un montant de 546.000 euros."

Si la conseillère comprend les investissements réalisés sur un site historique (NdlR : qui a, entre autres, vu passer Napoléon la veille de sa défaite à Waterloo), force est de constater que les investissements sont conséquents. "Autant d’argent pour le château, sans compter l’éclairage, ça fait beaucoup. En comparaison, les travaux du centre-ville ne se chiffrent qu’à 750.000 euros."

C’est Loïc D’Haeyer (PS), échevin des Travaux, qui a tenté de calmer les débats. "Pour être précis,une estimation de 385.000 euros a été approuvée, à l'unanimité, au conseil communal du 9 mai 2016. À l'époque, j'avais précisé que l'éclairage était en surplus. Le collège a donc attribué, en novembre dernier, 350.000 euros et un avenant de 50.000 euros."

Selon le bourgmestre, le patrimoine fleurusien doit être une fierté et il est normal de l’entretenir. "Et puis, si nous laissions pourrir sur pied notre château, les reproches tomberaient quand même", a ajouté Jean-Luc Borremans (PS).

D’autant que les travaux devenaient urgents : d’après l’élu, le pavage posait problème. "Les voitures risquaient d’y laisser une roue. Les lieux représentaient un danger." Des explications qui n’ont pas convaincu le groupe Écolo qui a décidé de voter contre le point.

Un débat qui a rappelé que les priorités des uns ne sont pas toujours celles des autres. "N’oublions pas que nous réalisons un chantier avec les moyens qui sont les nôtres. Nous rencontrons des contraintes et les coûts sont ce qu’ils sont", a justifié l’échevin.

Les travaux, quant à eux, s’achèveront d’ici quelques semaines. En plus du sablage de la façade, nouveau perron, nouveaux pavés et nouvelles canalisations sont attendues.