Charleroi-Centre Le conseil d'entreprise extraordinaire de General Electric (GE) de ce matin s'est terminé : on annonce un impact sur 20 personnes en Belgique.

Les syndicats français avaient annoncé il y a quelques jours que GE se séparerait de 4.500 postes en Europe : Allemagne, Suisse et au Royaume-Uni, mais sans savoir si la Belgique serait impactée. Après ce matin, on sait qu'elle le sera malheureusement, mais heureusement dans une moindre mesure : près de 200 personnes travaillent à GE dans le royaume.

"On ne nous a pas encore donné de détails sur quel site parmi les 3 en Belgique sera touché, sur Charleroi, Verviers ou Gand, ou si ça sera réparti", explique Romeo Bordenga, permanent syndical pour la FGTB. "On ne sait pas non plus si ce seront des cadres, des employés ou des ouvriers."

La crainte de la fermeture pure et simple de l'usine de Marchienne-au-Pont, dans la région de Charleroi, où travaillent 130 personnes, est donc écartée. "On s'en inquiétait", reconnait le permanent syndical. Mais il regrette que "d'année en année, de 6 mois en 6 mois, on voit que des emplois dans le secteur sont de plus en plus perdus."

La procédure Renault n'a pas été enclenchée, signale la FGTB. "Mais on va devoir calculer un peu ce que ça représente, on en saura plus dans les prochains jours."

Cette nouvelle d'emplois perdus n'est pas une surprise pour le syndicat. "On le savait bien quand ça a été vendu à General Electric (NdlR: les sites appartenaient à Alstom). Ils avaient donné une garantie énorme en chiffre à leurs investisseurs. C'est une défaillance de la politique énergétique et industrielle de l'Union Européenne ça, on laisse la possibilité à des multinationales d'un autre continent (NdlR: américain dans ce cas-ci) de s'occuper de la gestion de l'énergie chez nous. Et tout ça mène à des restructurations boursières, c'est le cas ici à nouveau. Parce que de l'argent, ils en ont. Mais jamais assez."