“Il faut valoriser le savoir des aînés”

M.Ad. Publié le - Mis à jour le

Charleroi-Centre

Virelles Nature veut créer le premier centre ethnobotanique de Wallonie

VIRELLES L’ortie est une plante très répandue. Crainte pour ses piqûres, elle possède pourtant de nombreuses vertus bénéfiques pour l’homme et son environnement. Elle sert de fertilisant pour les autres plantes. Elle est riche en protéines et peut être cuisinée. L’ortie a également un effet apaisant sur l’arthrose et le mal de dos.

Toutes ces connaissances nous viennent des aînés qui avaient l’habitude d’utiliser des remèdes de grand-mère pour se soigner. Aujourd’hui, malheureusement, ce savoir tend à disparaître. L’asbl Virelles Nature a décidé de contrer cela en implantant un centre ethnobotanique sur le site des étangs de Virelles. “L’ethnologie permet de voir la plante sous toutes ses coutures. On recrée du lien entre l’homme et la nature”, explique une animatrice. Le centre n’en est qu’à ses débuts.

Une cabane perchée a été construite sur le site de l’Aquascope afin d’accueillir les participants aux activités éducatives, aux stages, aux formations. “Un second local sera prochainement installé à proximité de la cabane. Nous aménagerons un jardin des savoirs oubliés et une bibliothèque”, précise Samuel Puissant, le coordinateur du centre. “Nous allons former de jeunes enquêteurs qui récolteront les savoirs populaires auprès des aînés. Enfin, il y aura une mise en réseau des différentes initiatives ethnobotaniques à travers la Wallonie. Par exemple, un vannier pourra profiter du centre pour se faire connaître et partager ses compétences.”

Les responsables espèrent que leur projet sera opérationnel en 2014. En attendant, l’asbl pourra compter sur un subside régional de 179.700 € pour poursuivre ses missions au quotidien.



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