Charleroi-Centre

Malgré cette preuve, Logan nie le braquage de la friterie de Thuillies

CHARLEROI Logan le nie farouchement : non, il n’était pas dans le coup, le 22 janvier 2009, lorsque des malfrats armés et cagoulés ont attaqué le snack Patati Patata de Thuillies. Ce soir-là, les auteurs sont entrés en trombe dans la friterie et ont tiré des coups de feu en l’air. Ils ont détroussé les clients présents et ont pris l’argent de la caisse. Ils pensaient aussi avoir accès à un coffre-fort mais ont bien vite déchanté.

Les sacs poubelles qui devaient accueillir le butin ont donc été abandonnés sur place. Du pain béni pour les enquêteurs qui ont fait analyser ces pièces pour découvrir, au bout du compte, une empreinte. Celle-ci est restée dans la base de données durant de longs mois, jusqu’à ce que la police effectue une descente dans le quartier chaud de la Ville-Basse.

En charmante compagnie, Logan s’est fait pincer avec une arme et du shit sur lui. Lorsque les inspecteurs ont passé ses empreintes au print track, celles-ci ont fait réapparaître le braquage de Thuillies. Ce lundi, Logan comparaissait devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour ce vol avec violence. Pour le parquet, cela ne fait aucun doute : le prévenu était bien le complice d’Orlando Leblond, un truand au casier bien étoffé qui répondra bientôt aux assises de nombreux braquages, suivi du crime d’un jeune homme à Anderlues.

Mais Me Balleux, conseil de Logan, n’est pas aussi affirmatif. Selon l’avocat, les empreintes dactyloscopiques ne constituent pas une preuve absolue de culpabilité. “Suite aux attentats de Madrid, une empreinte avait été décelée sur des détonateurs. Interpol est parvenu à identifier un suspect texan, converti depuis peu à l’Islam. On pensait l’affaire résolue mais, deux ans plus tard, le vrai coupable a été arrêté et est passé aux aveux. Il peut donc y avoir deux personnes avec les mêmes loci”.

Et à Me Balleux d’ajouter que les empreintes ne peuvent être datées. Logan a pu toucher ce sac poubelle, mais reste à savoir quand...

© La Dernière Heure 2013