L’Hélios ne vaut plus que 10 millions

D.A. Publié le - Mis à jour le

Charleroi-Centre

L’estimation de valeur divise le Collège communal

CHARLEROI À Charleroi, l’expertise du comité d’acquisition d’immeubles du service public fédéral des Finances suscite la polémique. Le comité vient de faire connaître à la Ville le montant de son estimation pour la valeur du complexe de la piscine Hélios. Verdict : 9,7 millions. Le hic, c’est que cette valeur est en dessous du montant des travaux de remise en conformité du bâtiment public.

On a dépensé 12 millions pour le moderniser. Au bout du compte, il en vaut moins de 10. Premier échevin PS en charge des Travaux, Paul Ficheroulle n’apprécie que modérément le résultat de ce rapport. Il juge l’estimation “aberrante” (sic).

Il vient d’ailleurs de demander les critères selon lesquels l’expertise a été réalisée. “Je les attends impatiemment”. Lors de l’attribution du marché de rénovation de la piscine Helios en 2007, la ville avait évalué le coût de ce chantier à près de 9 millions.

Depuis lors, Charleroi n’est allée que de déconvenues en déconvenues. Des suppléments ont grevé le budget initial avant la découverte d’amiante dans les constructions existantes. Cette mauvaise surprise a fait littéralement exploser la facture. Le décompte final n’est pas encore connu, mais on en est déjà à une augmentation de plus de 30 %. Au collège communal, des voix se sont élevées pour en faire porter le chapeau à l’échevin des Travaux qui ne se représente pas devant l’électeur.

Mais Paul Ficheroulle se refuse à assumer cet héritage. Il maintient : “l’alternative d’une démolition-reconstruction de la piscine aurait coûté beaucoup plus cher”. S’il minimise l’importance des malfaçons et problèmes techniques identifiés lors de la réception provisoire (selon lui, cela ne compromet en rien une inauguration à la fin septembre), il se dit par contre inquiet par rapport à la récupération de la TVA de ce colossal chantier comme l’envisage la ville.

À la clé : une recette de quelque 2 millions. Encore faut-il que fiscalement, comptablement et juridiquement, la formule de désigner la régie communale autonome comme opérateur d’exploitation ne pose aucune difficulté. “Je l’espère”, conclut-il.



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