L’incendie de trop au building Apollo

F. D. Publié le - Mis à jour le

Charleroi-Centre

Depuis janvier, 16 feux, dont 14 criminels, ont perturbé la vie des locataires de l’immeuble

CHARLEROI Les locataires du building Apollo, installé rue Motte à Charleroi-Nord, sont sans doute devenus les champions de l’évacuation. Pour eux, les alertes incendies au milieu de la nuit sont monnaie courante : depuis janvier, 16 feux ont en effet été recensés et 14 d’entre eux étaient d’origine criminelle.

Vendredi dernier, un foyer a été allumé dans un garage.

Samedi, les flammes embrasaient encore des poubelles. Et dans la nuit de dimanche à lundi, vers 4 h 30, les locataires sociaux ont une fois de plus été réveillés par les tambourinements des policiers locaux aux portes des appartements. “L’origine du sinistre est pour une fois accidentelle” , explique le Commandant des pompiers de Charleroi, Michel Chavée.

“Il semble qu’un court-circuit se soit produit au niveau d’un frigo, dans un appartement du deuxième étage. Le locataire n’était pas présent au moment des faits. Nous avons donc dû forcer la porte pour éteindre l’incendie, ce qui n’a pris que quelques minutes.”

Comme le veut la procédure, cinq ambulances et trois véhicules médicalisés se sont rendus sur place. Même si le dégagement de fumée n’était pas trop conséquent, la police locale a préféré ne prendre aucun risque et a procédé à l’évacuation de l’immeuble. Une centaine de locataires ont ainsi été contraints de quitter les lieux, parfois vêtus d’un simple pyjama. Mais à l’arrivée, on ne déplore aucune intoxication.

“Les seules conséquences que cet incendie a pu avoir, outre les dégâts à l’appartement touché, c’est la panne temporaire de l’ascenseur. Les eaux utilisées pour éteindre les flammes ont noyé la cage. Il faudra un peu de temps pour sécher tout ça, ce qui risque peut-être de pénaliser certains locataires à mobilité réduite”, indique le Lieutenant Michel Méan.

Reste que les locataires de l’Apollo n’en peuvent plus. “On vit dans l’angoisse. On a clairement peur de griller comme des saucisses dans un incendie , lance Michel, plutôt énervé. Si je tenais le pyromane, il passerait un sale quart d’heure, croyez-moi” .

L’appel aux autorités est lancé et semble déjà avoir été entendu…



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