Charleroi-Centre Le joueur de Monceau de 41 ans ne doit pas être loin de tenir un record.

À Monceau, il a encore effectué quelques belles montées, depuis le coup d’envoi de la saison. Alors que les 42 balais pointent le bout de leur nez, le défenseur central n’est pas fatigué. Mieux, il a encore faim de football. En première provinciale, il veut poser des problèmes à l’entraîneur, tout en aidant les jeunes à progresser. "Je compte mettre un terme à ma carrière, quand mon corps ne voudra plus ou que cela ne puisse plus me permettre de suivre mes deux gamins qui jouent également au football", lance Mustapha Douai. "Je me sens encore bien. Je peux apporter mon expérience au groupe."

Pourtant, la saison passée, avec son arrivée en P2, de nombreux observateurs l’imaginaient sur la fin. "Il y avait un beau projet à Fontaine. Malheureusement, cela n’a pas fonctionné. Mais j’en garde un bon souvenir, sauf la fin. Le président voulait que je coache l’équipe, mais ce n’est pas une de mes envies. Je me sens encore joueur de foot. Il faut dire aussi que la deuxième provinciale est une série particulière. Les formations sont comme des familles. Tout le monde se connaît. Il y a des gars en P2 qui pourraient largement jouer plus haut. Mais ils ne veulent pas se prendre la tête."

Mais notre homme est un compétiteur dans l’âme. "C’est pourquoi la proposition de Monceau m’a tout de suite intéressé. Je voulais intégrer ce groupe qui veut jouer les premiers rôles."

À 41 ans, l’ancien défenseur du Sporting et de Mons se retrouve à côtoyer des gamins de 16 ans qui venaient de naître alors qu’il évoluait en D1. "Je suis là pour les guider et les aider. Mon but n’est pas d’évincer un jeune qui joue à mon poste, mais plutôt de lui apporter de la concurrence pour qu’il ne se repose pas sur ses lauriers. Je veux également le conseiller, si c’est nécessaire et qu’il le souhaite."

S’il n’est pas un titulaire indiscutable à Monceau, Mustapha Douai fait partie des plans de l’entraîneur qui l’a déjà utilisé à quelques reprises. "Je veux l’ennuyer. Je suis là pour lui prouver que je peux tenir ma place. Il faut de la motivation pour jouer au football."

À l’instar d’Hocine Chebaiki qui est parti à Cuesmes (P2), Mustapha Douai est l’un des vieux briscards du football provincial. "C’est un plaisir de continuer à jouer. Je compte tirer un bilan en fin de saison. Hocine est un gars comme moi qui se soigne bien et qui écoute son corps. C’est le plus important pour pouvoir continuer."