La FGTB hausse le ton

M. At. Publié le - Mis à jour le

Charleroi-Centre

Elle a pris des distances avec le Parti socialiste

CHARLEROI Indiscutablement, d’une année à l’autre, les accents ont changé, sont plus forts. La FGTB a profité hier de la tribune qui était la sienne à l’occasion des fêtes du 1 er  mai pour tancer le Parti socialiste, le mettre en garde. Voire inviter à la formation d’un parti qui la représente mieux, “ à la gauche du PS et d’Écolo” .

Le PS était en effet hier une des cibles des responsables de la FGTB. “Que le PS dise aujourd’hui : “Sans nous, ce serait pire”, est une offense à notre intelligence”, a affirmé Daniel Piron, secrétaire régional de la FGTB Charleroi. “La gauche se dilue dans la droite. Par le passé, j’ai reçu de la gauche, par rapport à des positions syndicales, des courriers remplis de mépris et de dédain.”

Au nom de ses collègues, Daniel Piron s’est ainsi dit inspiré par l’exemple français du Front de Gauche. “Nous nous reconnaissons dans le programme porté par Jean-Luc Mélenchon”, a affirmé Daniel Piron. “Nous appelons à la formation d’un front populaire en toute indépendance syndicale. La FGTB n’est liée à aucun parti, elle est indépendante.”

Le système capitaliste a été aussi la cible des discours syndicaux. Sans ambages, les responsables de la FGTB Charleroi ont dit tout le mal qu’ils pensaient de l’organisation économique actuelle.

Selon eux, le système ne peut être réformé, il doit disparaître. “I l ne changera pas de lui-même. Il faut se réapproprier la voix du peuple, la communication, profiter de chaque occasion pour organiser le combat syndical“, a affirmé Alain Semal, permanent CGSP.

Les récentes mauvaises nouvelles sur le front de l’emploi, du côté de l’imprimerie Helio ou de chez Carsid, ont été évoquées. “Comme les feuilles mortes à l’automne, les emplois se ramassent à la pelle toute l’année.” a témoigné Daniel Piron.

Les propos de Charles Michel, le président du MR, ont également inspiré largement. Les leaders de la FGTB ont cherché à les contrer en affirmant que la fête du 1er mai “appartenait aux travailleurs et non au monde de la droite”.

“L’histoire a ses vérités et le monde du travail a de la mémoire”, a notamment affirmé Carlo Briscolini, le patron de la FGTB Charleroi.



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